Hatem Kattou
21 Mars 2017•Mise à jour: 22 Mars 2017
AA / Madagascar / Sandra Rabearisoa
De passage à Antananarivo, le nouveau patron de la Confédération Africaine de Football (CAF) a accordé une interview exclusive à la correspondante de l'agence Anadolu sur place. Ahmad revient sur les péripéties de son élection, sur ses relations avec Gianni Infantino, président de la FIFA et sur sa vision du football africain à l'avenir.
1/- De nombreuses personnes ont sous estimé vos chances de réussir le pari de devenir le nouveau président de la CAF. Quelles sont vos impressions après cette victoire ?
Je ne sais pas s’il y avait autant de gens qui ont estimé que ma chance d’accéder à la présidence du CAF est infime. N’empêche, les résultats sont là, une large majorité des présidents de fédération africaine m’ont confié le poste. C’est une victoire de la démocratie et du changement tant souhaité, non seulement au niveau de la Confédération Africaine mais également dans les autres confédérations.
2/- Comment avez–vous fait pour détrôner Issa Hayatou?
Il n’y a pas eu de solution miracle. C’est le fruit de mois de travail et de lobbying. Mais comme je viens de vous le dire, c’est que l’Afrique a voulu qu’on change de tête après 28 ans de présidence d’Issa Hayatou.
3/- Pouvez – vous exposer votre vision pour gérer le football africain?
Ma vision je l’ai déjà mentionné dans mon programme. Il faut donner la parole à tous les acteurs du football notamment les anciennes gloires qui ont mis le football africain à la place qu’il a maintenant au niveau mondial.
4/ - Parmi vos priorités, vous avez – souligné le retour à la transparence. Comment allez – vous faire pour endiguer corruption?
La transparence se traduit par la consultation de tous les présidents de fédérations du continent et non seulement les membres du comité exécutif pour des sujets importants qui touchent le football. Je cite en exemple, l’organisation des phases finales des Coupe d’Afrique des Nations…
5/ Votre prédécesseur demande 10 places pour l’Afrique à la Coupe du monde et le maintien au mois de janvier de la CAN. Qu’en pensez-vous ?
Ces deux sujets sont d’une grande importance. Ainsi, il faudrait des discussions avant de décider de quoique ce soit. On doit écouter les arguments des autres et demander les avis de tous. Comme j’ai mentionné tout à l’heure, ce genre de décision nécessite une large consultation auprès des présidents, des joueurs et des membres du comité exécutif de la CAF. Je ne veux pas prendre des décisions unilatérales pour des sujets brûlants
6/- Quelle est la nature de vos relations avec Gianni Infantino, patron de la FIFA ?
Nous avons de bonnes relations qui ne datent pas d’hier. Vous savez qu’aux élections de la présidence de la FIFA, il était le seul à venir nous voir à Madagascar pour exposer son programme. Ce déplacement signifie pour moi du respect et de la reconnaissance envers le pays et sa fédération.
7/- Vous avez occupé le poste de ministre et actuellement de sénateur à Madagascar. Comment voyez – vous votre avenir politique dans le pays après ce succès à la tête de la CAF?
Je viens d’être élu pour présider une confédération. Mes efforts vont de facto à la gestion du football africain et rien d’autres. D’ailleurs, je viens de déposer ma démission en tant que sénateur. Laissez moi d’abord accomplir cette mission on verra la suite dans quelques années.