AA/le Caire/Hager Desouki
«Si j’avais une femme et des enfants je n’aurais probablement, pas pensé à quitter la Terre pour rejoindre Mars», ainsi s’est exprimé Mohamed Salam l’Egyptien présélectionné avec 99 autres candidats pour faire, éventuellement, partie du voyage sans retour vers Mars.
Mohamed Salam (32 ans) a décidé tout autant que d’autres personnes issues de différents pays de quitter la planète Terre vers sa voisine Mars encore inhabitée et baptisée «planète rouge» en référence aux surfaces rouges qu’elle présente.
Salam confie à Anadolu avoir beaucoup réfléchi avant de prendre sa décision qui a été motivée, souligne-t-il par la conviction qu’«il faut prendre des risques pour faire avancer la recherche scientifique».
« Ne pas revenir sur terre, c’est cette perspective qui m’a le plus poussé à m’engager dans ce voyage» ajoute Salam avant de se rattraper «Cette décision n’est en rien inspirée par une quelconque déception ou désillusion car en dépit de tout ce que je peux lui reprocher, j’aime la terre, le seul endroit que je connais et où vivent des êtres humains comme moi».
Mohamed qui a perdu ses parents pense que s'il était marié et avait des enfants il n’aurait probablement pas pensé à participer à un tel projet.
Le rêve entretenu par Mohamed et 99 autres personnes est né en 2012 lorsque l’ONG « Mars one » établie aux pays-Bas et dont l’objectif est d’installer une colonie humaine sur mars à l’horizon 2025 a lancé un appel à candidature pour participer à une mission sans retour sur la planète rouge. Cent personnes ont été sélectionnées sur les 200 milles qui s'étaient porteé candidats.
Mohamed a ajouté qu’à la fin de 2016 la liste de 24 avant finalistes sera connue précisant que les 24 candidats retenus suivront, durant neuf ans, des entrainements spécifiques et des études dans différentes disciplines.
La mission "Mars one" fait objet de controverse dans les rangs des scientifiques dont certains s’accordent à dire que ce projet permettra d’assouvir un rêve entretenu par un grand nombre d'êtres humains à savoir conquérir une nouvelle planète et y vivre alors que d’autres pensent que cette mission demeure fortement tributaire de l’évolution technologique durant les prochaines années.