Ayşe Başhoruz
23 Juillet 2026•Mise à jour: 23 Juillet 2026
AA / Paris
La ministre française de la Santé, Stéphanie Rist, a annoncé jeudi sur RMC que le gouvernement porterait le plafond annuel des franchises médicales de 100 à 200 euros par patient, tout en maintenant inchangé le montant de chaque franchise. La mesure, qui sera mise en œuvre par décret et pourrait entrer en vigueur dès 2026, vise, selon la ministre, à contribuer au financement du système de santé.
« Nous ne touchons pas aux franchises. Nous gelons le montant de ces franchises. Ce que nous faisons évoluer, c'est le plafond annuel », a déclaré Stéphanie Rist. Elle a précisé que 18 millions de Français, notamment les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire, les femmes enceintes et les mineurs, ne sont pas concernés par cette évolution. Selon elle, la dépense moyenne des patients atteints de maladies chroniques s'élève actuellement à 78 euros par an, ce qui signifie que le coût moyen resterait inférieur au nouveau plafond.
Interrogée sur les données faisant état de près de 6 000 décès supplémentaires enregistrés lors de la canicule de juin, la ministre a estimé que le système de santé avait globalement résisté, tout en reconnaissant des difficultés dans l'identification et l'accompagnement des personnes isolées. Elle a indiqué que la surmortalité concernait principalement des personnes vivant seules à domicile, particulièrement en Île-de-France, où « le nombre de morts attendues a presque doublé en quinze jours ».
Stéphanie Rist a annoncé qu'un plan "hors sec" renforcé, élaboré avec le Premier ministre dans un cadre interministériel, est en préparation afin d'améliorer le repérage des personnes vulnérables, leur accompagnement vers des lieux rafraîchis et la coordination entre les collectivités locales, les services sociaux et les acteurs sanitaires. Elle a également appelé les personnes isolées à s'inscrire sur les registres communaux destinés à faciliter leur prise en charge lors de futurs épisodes de chaleur.
Concernant les franchises médicales, la ministre a expliqué que le relèvement du plafond, inchangé depuis 20 ans, doit permettre de poursuivre les investissements dans les hôpitaux, l'accès aux soins et les traitements innovants. Elle a également évoqué la nécessité de lutter contre le gaspillage de médicaments, estimant que de nombreuses boîtes restent inutilisées dans les foyers.
Ces déclarations font suite à la publication de données faisant état d'une surmortalité d'environ 6 000 décès pendant la canicule de juin et interviennent dans le cadre des travaux engagés par le gouvernement sur le financement du système de santé et le renforcement des dispositifs de prévention des vagues de chaleur.