Sante

France/Covid-19 : entrée en vigueur de l’obligation vaccinale pour le personnel soignant

- Lors d’un point presse, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a indiqué que 9 soignants sur 10 avaient déjà été vaccinés sur 2,7 millions de personnes concernées.

Lassaad Ben Ahmed   | 15.09.2021
France/Covid-19 : entrée en vigueur de l’obligation vaccinale pour le personnel soignant

France

AA / Paris / Fatih KARAKAYA

Deux mois après son annonce par Emmanuel Macron, l'obligation vaccinale pour le personnel soignant entre en vigueur en France ce mercredi 15 septembre.

En effet, afin de lutter contre la progression du coronavirus, le président français Emmanuel Macron avait décidé en juillet dernier que l’ensemble du personnel travaillant dans les hôpitaux, maisons de retraite ainsi que les soignants libéraux, les aides à domicile, les pompiers, ambulanciers et certains gendarmes devaient présenter un certificat de vaccin complet au plus tard au 15 septembre 2021.

Les autorités avaient alors fait savoir que qu’en cas de refus, ils risquaient une suspension. Depuis des semaines, une partie de la population ainsi que les personnels concernés contestent cette obligation et protestent chaque week-end dans la rue.

- 9 sur 10 vaccinés selon le gouvernement

Lors d’un point presse, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a indiqué que 9 soignants sur 10 avaient déjà été vaccinés sur 2,7 millions de personnes concernées.

Au mois de juillet, la presse française évoquait déjà quelque 300 mille personnes. De ce fait, la pression du gouvernement semble ne pas fonctionner.

"À ce jour, l'immense majorité des soignants a fait le choix de la responsabilité et l'immunité collective. L'incitation a porté ses fruits : nous sommes passés de 64% des soignants vaccinés en juillet à plus de 9 sur 10 aujourd'hui. Ils ont été exemplaires depuis le début de cette crise, ils sont exemplaires aujourd'hui", s’est pourtant réjoui, Attal.

"Nous ne stigmatiserons personne, nous responsabilisons tout le monde. Cette mesure est nécessaire, connue depuis deux mois, et urgente", a également prévenu Gabriel Attal.

Selon la direction générale de la Santé, qui avait détaillé la situation, mardi, « seule une petite minorité de soignants n'a toujours pas reçu de première dose ».

Ainsi, pour l’organisme, « 11% des travailleurs à l'hôpital, 5% chez les libéraux, 10% chez les ambulanciers et 15% chez les aides à domicile n’ont toujours pas respecté l’obligation de vaccination ».

Désormais, les autorités vont accentuer les contrôles et les récalcitrants risquent la suspension immédiate du poste et du salaire jusqu’à qu’ils soient vaccinés.

En revanche, ceux qui ont déjà eu une première dose à ce jour, doivent compléter le schéma vaccinal au plus tard au 15 octobre.

Après avoir été en première ligne, le personnel soignant est désormais accusé de faire capoter les efforts nationaux dans la lutte contre le coronavirus.

« Aujourd'hui les pestiférés ce sont les soignants qui ont bossé sans masques, sans blouses, sans gants, en étant positifs et surtout ne parlez pas de traitements précoces des patients, du manque d’effectifs, du manque de moyens, la fermeture d’hôpitaux, corruption, mensonges du Gouvernement.. », regrette d’ailleurs un infirmier sur Twitter.

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