Politique

Tunisie : Une ONG réclame la fixation d'un "délai" pour les mesures d'exception prises par le Président

- La Ligue tunisienne des droits de l'Homme a appelé le président du pays à la nécessité "de dissocier les questions internes des axes et des alliances régionales et internationales"

1 23   | 28.09.2021
Tunisie : Une ONG réclame la fixation d'un "délai" pour les mesures d'exception prises par le Président

Tunisia

AA/Tunis/ Alaa Hammoudi

La Ligue tunisienne des droits de l'Homme (LTDH) a souligné la nécessité de "fixer un délai" pour sortir de "l'état d'exception" dans le pays, et d'accélérer le retour sur la voie démocratique.

C'est ce qui ressort du communiqué publié sur la page Facebook officielle de l'Organisation non gouvernementale.

L'ONG tunisienne a exprimé son refus des "amendements à la constitution concernant principalement le système politique, par le biais du mécanisme référendaire".

Et de souligner son adhésion à la nécessité de "fixer un délai pour sortir de la situation exceptionnelle dans le pays (mesures d'exception du président Kais Saied) et d'accélérer le retour à la voie démocratique par des mécanismes démocratiques, dont le plus important est participatif."

Depuis le 25 juillet dernier, la Tunisie connaît une grave crise politique, lorsque le président du pays, Kais Saied, avait décidé de geler les pouvoirs du Parlement, de lever l'immunité de ses députés et de limoger le chef du gouvernement, tout en procédant à une série d'arrestations, révocations et nominations de fonctionnaires.

Le même communiqué ajoute que Ligue tunisienne de défense des droits de l'Homme souligne la nécessité de "respecter le principe d'alternance pacifique du pouvoir et d'adopter les principes de séparation des pouvoirs et des élections libres et directes".

La Ligue tunisienne a également appelé à un "réexamen de l'arrêté présidentiel 117, en date du mercredi 22 septembre".

Mercredi dernier, le Président tunisien avait décidé de supprimer l'Instance provisoire de contrôle de la constitutionnalité des projets de loi, de légiférer par décrets présidentiels et d'exercer le pouvoir exécutif avec l'aide d'un gouvernement. Des observateurs et des parties politiques estiment que les nouvelles dispositions présidentielles constituent "un coup d’État contre la Constitution".

La LTDH a appelé à la nécessité "de dissocier les questions internes des axes et des alliances régionales et internationales, et d'examiner les dossiers majeurs liés aux délits électoraux et aux financements extérieurs, et de tenir les personnes impliquées responsables (..) et les dossiers de corruption touchant à la sphère administrative et financière, ainsi qu'à la justice".

Et de poursuivre "les mesures du 25 juillet sont venues en réponse aux demandes de plusieurs segments marginalisés du peuple (..) et la Ligue avait soutenu ces demandes et y est toujours engagée."

"Nous n'avons pas vu de mesures pratiques pour avancer dans la résolution des problèmes économiques et sociaux, et la formation du gouvernement a été retardée", a déclaré l'ONG selon le même communiqué.


*Traduit de l'arabe par Hend Abdessamad

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