Majdi Ismail
01 Février 2021•Mise à jour: 01 Février 2021
AA/ Tunis
Le Mouvement tunisien d'Ennahdha a réitéré sa demande d'enquête sur "l’enveloppe suspecte" adressée à la Présidence de la République, ayant porté préjudice à la santé de la directrice du Cabinet présidentiel.
Le parti d’obédience islamique s’est dit pleinement solidaire du président Kaïs Saïed à la suite de l'incident.
C’est ce qui ressort du communiqué rendu public lundi par le Bureau exécutif du Mouvement d'Ennahdha (54 députés / 217).
Le mouvement a souhaité « un prompt rétablissement à la Directrice du cabinet présidentiel, Nadia Akacha, tout en exigeant de poursuivre l'enquête sur l'affaire et d’informer officiellement l'opinion publique de tous ses détails ».
La Présidence tunisienne avait annoncé, jeudi, dans un communiqué, qu'elle avait reçu, lundi, une « enveloppe suspecte », dans un courrier spécial anonyme, adressée au président Kaïs Saïed. La cheffe du Cabinet présidentiel, Nadia Akacha, avait ouvert l’enveloppe en question, ce qui a provoqué une perte de connaissance et une cécité temporaire chez la conseillère présidentielle».
La Présidence de la République a également rassuré les citoyens en indiquant que Saïed était « en bonne santé et n'avait subi aucun préjudice ».
Par voie de communiqué publié vendredi, le Parquet de Tunis avait révélé, que "l’enveloppe suspecte" reçue par la Présidence de la République « ne contient pas de substance suspecte toxique, stupéfiante, dangereuse ou explosive ».
Aucune précision officielle n'a encore été émise concernant la différence entre les versions des récits de la Présidence de la République et du Ministère public.
Le Mouvement tunisien d'Ennahdha avait réclamé, vendredi dans un communiqué, l'ouverture d'une enquête sur l'incident, le qualifiant d’« acte criminel ignoble ».
Dans un autre registre, le Bureau exécutif d'Ennahdha a exprimé son «soutien à toutes les initiatives sociales et politiques qui visent à faire baisser les tensions politiques et sociales afin de relever les défis du moment et d'unir les Tunisiens».
Le Bureau exécutif a condamné par ailleurs « les attaques contre les forces de l’ordre lors d'une manifestation tenue samedi à l’Avenue Habib Bourguiba dans la capitale, tout en faisant valoir les politiques sécuritaires respectueuses des droits et libertés »
Il a, dans ce sens, appelé au renforcement desdites politiques sécuritaires dans le cadre du respect mutuel entre citoyens et forces de l’ordre.
Lors d'une manifestation exigeant la libération des personnes arrêtées au cours des récents mouvements de protestation, tenue samedi à Tunis, des agressions verbales et physiques contre les membres des forces sécuritaires ont été enregistrées, selon des vidéos mises en ligne par des activistes sur le réseau social Facebook.
*Traduit de l’arabe par Majdi Ismail