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Togo: L'UE déléguera l'observation du scrutin présidentiel à la société civile

Martinez a précisé que ce choix ne signifie guère un "désengagement européen" vis-à-vis du Togo.

31.03.2015
Togo: L'UE déléguera l'observation du scrutin présidentiel à la société civile

AA/Lomé/Alphonse Logo

Pour assurer l’observation de la prochaine élection présidentielle au Togo (25 avril), l’Union Européenne (UE) a opté pour une observation assurée par la société civile locale, a indiqué à Anadolu Nicolas Berlanga Martinez, ambassadeur de l'UE au Togo.    

Le responsable européen a, toutefois, tenu à préciser que ce choix ne veut, nullement, dire «désengagement de la part de l’UE» mais une manière de reconnaitre que le pays a atteint "une certaine maturité en la matière".

 Il a, également, souligné à l’occasion que l’UE demeure présente à travers un ensemble d’actions visant à assurer les meilleures chances de réussite à la prochaine élection présidentielle au Togo.

L’ambassadeur européen a, en outre, précisé à Anadolu: «Ce choix ne doit pas être perçu comme un revirement brusque de la position européenne vis-à-vis du Togo» rappelant que « l’UE avait dépêché des missions d’observation électorale en 2005 et en 2010 alors qu’en 2013 elle avait, déjà, opté pour d’autres mécanismes d’observation et de suivi tels celui d’engager des experts locaux capables de fournir des informations correctes et objectives».

Pour l’élection du 25 avril 2015, «l’UE a choisi, à l’issue d’une consultation de déléguer l’observation de l’opération électorale à la CNSC- Concertation Nationale de la Société Civile-une plateforme de la société civile togolaise qui avait collaboré avec l’institut Gorée (implanté au Sénégal et qui avait assuré l’observation des législatives de 2013)» a indiqué Berlanga Martinez. Il estime, par ailleurs, qu’en déléguant cette mission à des acteurs locaux l’UE reconnait une certaine maturité au Togo ajoutant: «Il faut reconnaitre qu’on n’est plus en 2005 ni en 2010, des avancées ont été observées d’autant plus que le pays s’est doté de compétences locales formées et bien préparées pour mener de telles missions tout en respectant neutralité et objectivité».

 L’absence d’observateurs européens pourrait attiser la méfiance des Togolais, estiment certains, répliquant à ce constat Nicolas Berlanga Martinez note qu’ "en dépit de l'absence d’obervateurs européens, l’UE demeure très présente à travers un ensemble d’actions visant à  assurer le bon déroulement des élections" citant, entre autres, "la formation dispensée par l'UE aux agents de la FOSEP (Force de Sécurité Election Présidentielle), la mission de veille diplomatique (Diplomatic Watch) qui sera conduite le jour du scrutin en collaboration avec des partenaires européens et non européens". Celle-ci consite à déployer des  agents des différentes missions dilomatiques sur le territoire national togolais pour suivre de près l’opération électorale et être ainsi  plus proche de la population d'après Berlanga.

C'est dans ce même cadre que le responsable européen cite le «monitoring des droits de l’homme», une mission qui sera assurée par le bureau togolais du Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (HCDH-Togo) à travers le déploiment de quelques 600 à 700 moniteurs des droits de l’homme partout sur le territoire, ils se chargeront de relever tous les comportement et autres actes allant à l'encontre du droit humanitaire international. 

 L’ambassadeur européen pense ainsi que "toutes les conditions sont remplies pour que la qualité de l’élection 2015 soit meilleure que celle des précédentes"

Pour ce qui est de l’apport financier de l’UE dans l'organistaion de l'élection présidentielle togolaise, l’ambassadeur précise qu’il s’agit d’une enveloppe de un milliard et 300 Millions de Fcfa (soit 2.600.000 dollarsUS) destinée à financer "nombre d’actions, principalement, liées à la prévention des conflits, à la sensibilisation et à la formation citoyenne".

Il a ajouté, dans ce même propos, que l'Union a signé un accord avec le gouvernement togolais selon lequel l’UE débloquera un montant similaire (2.600.000 de dollars) à la fin de l'année 2015  en faveur du gouvernement, sous forme d’appui budgétaire. Berlanga a expliqué que ce montant ne sera débloqué que si certaines conditions sont remplies à savoir, en premier, "le bon déroulement des élections, la publication de la liste des bureaux de vote 15 à 20 jours avant les élections, l’affichage des résultats et des procès-verbaux du scrutin dans tous les bureaux et la publication par la CENI (La Commission Electorale Nationale Indépendante) des résultats de chaque bureau de vote et non pas seulement le résultat global".

 
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