Politique

Syrie : Des mercenaires européens combattent dans les rangs du groupe armé terroriste PKK/YPG

- Le PKK est reconnu comme un groupe armé terroriste par la Turquie, l'Union Européenne (UE) et les États-Unis alors que les YPG constituent la branche armée syrienne du PKK

Ekip   | 24.01.2022
Syrie : Des mercenaires européens combattent dans les rangs du groupe armé terroriste PKK/YPG

Syria

AA / Paris / Ümit Dönmez

Des images partagées dimanche sur les réseaux sociaux ont démontré, une fois de plus, la présence de mercenaires européens qui combattent dans les rangs du groupe armé terroriste PKK/YPG dans le nord de la Syrie.

Dans une publication partagée sur Twitter, le veilleur-analyste français Wassim Nasr rapportait la présence d'un combattant français au "nom de guerre Çeko" qui combat aux côtés des terroristes du PKK/YPG alors qu'une prison surveillée par ceux-ci dans la ville de Hassaké, est attaquée par Daech, un autre groupe armé terroriste également actif en Syrie et en Irak.



"#Syrie un combattant français du #YPG, en camouflage et lunettes, participe aux combats contre les jihadistes de l’#EI (Daech) retranchés à #Hassaké. Nom de guerre « Çeko » plus de 5 ans sur zone // on remarque des dépouilles à terre & l’intervention d’un hélico Apache US"

À la suite d'une séries attaques coordonnées, menée vendredi 21 janvier par Daech, une centaine de membres de la nébuleuse terroriste s'étaient évadés de la prison d'Al Sinaa de Ghwayran (Hassaké), qui était surveillée par le PKK/YPG.

"Des sources fiables ont informé l'OSDH [Observatoire syrien des droits de l'homme] que les prisonniers et les membres de l'Etat islamique contrôlent toujours certains dortoirs à l'intérieur de la prison de Ghwayran dans la ville de Hassaké, tandis que certains membres de l'organisation sont toujours déployés à proximité de la prison", indiquait le communiqué publié dimanche par l'OSDH désignant le groupe armé terroriste Daech par un autre nom.

L'OSDH dressait dimanche un bilan provisoire de 136 morts au cours des combats qui durent depuis plus de trois jours, dont 84 combattants de Daech, sept civils et 45 membres du PKK/YPG, signalant que le bilan réel serait beaucoup plus élevé.

La prison était auparavant sous la surveillance des dites "Forces démocratiques syriennes" (FDS), constituées essentiellement des éléments du PKK/YPG, qui disposent du soutien notable des États-Unis et de la France.

Le PKK est reconnu comme un groupe armé terroriste par la Turquie, l'Union Européenne (UE) et les États-Unis alors que les YPG constituent la branche armée syrienne du PKK.

La Turquie dénonce depuis plusieurs années, le soutien apporté par des pays membres de la coalition anti-Daech à l'organisation terroriste PKK/YPG et appelle à ce que les combattants et mercenaires européens soutenant cette organisation terroriste soient jugés, à leur retour dans leur pays, pour leurs actes de terrorisme ; ce qui a été le cas, par exemple au Royaume-Uni.

Depuis le lancement de sa campagne terroriste contre la Turquie en 1984, le PKK a tué plus de 45 000 personnes sur le seul territoire turc, dont plus de 7 000 civils.

La branche syrienne du groupe terroriste est accusée par des organisations non gouvernementales de défense des droits de l'homme, telles que Amnesty International et Human Rights Watch (HRW) de recruter des enfants soldats et de mettre en place une politique d'épuration ethnique et politique dans le nord de la Syrie et de l'Irak.

Le journal britannique « The Guardian » avait rapporté, en novembre dernier, que des terroristes de Daech avaient été libérés par le PKK/YPG en échange d'argent.

L'UNICEF a, plusieurs fois, exprimé sa "profonde préoccupation" sur les conditions de vie des enfants réfugiés dans les camps contrôlés par les YPG dans le nord-est de la Syrie, déplorant le décès d'un grand nombre de ces enfants au cours des années passées.

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