AA/ Bambari/ Sylvestre Krock
Les hommes du chef d’état-major de la séléka Joseph Zoundeiko et ceux du général Ali Ndarassa, impliqués dans des ffrontements internes de la Séléka, à Bambari, qui ont fait près de 17 morts se sont réconciliés, a déclaré mercerdi à Anadolu, le général Zoundeiko.
Cette réconciliation entre les deux ethnies,en l'occurence les peulhs (éleveurs musulmans) et les Goula (ethnie centrafricaine, originaire du Soudan du Sud) a été saluée par une large population musulmane et chrétienne à travers les rues de Bambari, ont rapporté à Anadolu des témoins oculaires.
« Les Imams ont entrepris une médiation. Nous nous sommes retrouvés à la mosquée de Bambari. Et, en présence des Imams et d’une bonne partie de la population, mon frère Ali Ndarassa a demandé pardon, on s’est salué, on s’est donné des accolades à la satisfaction de tout le monde», a précisé le général Zoundeiko.
Au moins, 17 personnes évoluant dans les rangs de la Séléka (milice musulmane) ont trouvé la mort, suite à des affrontements entre un groupe de « peulhs » et un groupe de « Goula », deux factions de la coalition, a déclaré mardi à Anadolu, Ahmat Nedjad Ibrahim, porte-parole de l’état-major du mouvement.
Les victimes des affrontements, qui ont eu lieu à Bambari (nord), étaient toutes du groupe Goula, selon Nedjed Ibrahim.
Toutefois, cette version a été démentie par un lieutenant du camp Goula, qui a confirmé, dans une déclaration à Anadolu, uniquement « trois morts et quelques blessés ».
Le premier groupe (peulhs) installé dans la région nord est dirigé par le général Ali Ndarassa. Tandis que le deuxième « Goula » est celui du général Joseph Zoundéko, chef d'état-major de l'ex-coalition Séléka installé à Bambari.