Politique

Présidence libanaise: le juge d'instruction n'a pas demandé d’être dessaisi de l’affaire de l'explosion du port

- La Présidence libanaise a démenti les allégations faisant état de communication entre le Président Aoun et le juge Bitar, selon un tweet sur son compte officiel

1 23   | 15.10.2021
Présidence libanaise: le juge d'instruction n'a pas demandé d’être dessaisi de l’affaire de l'explosion du port

Lebanon

AA / Beyrouth

La Présidence libanaise a démenti, ce vendredi, les allégations faisant état d’une demande du juge Tarek Bitar, l'enquêteur judiciaire dans l'affaire de l’explosion du port de Beyrouth, de se dessaisir de l'affaire.

La Présidence libanaise a déclaré, dans un tweet sur son compte officiel, que "le Bureau d'information de la Présidence de la République a démenti les allégations selon lesquelles l'enquêteur judiciaire, le juge Tarek Bitar, aurait contacté le Président Michel Aoun, pour l'informer de sa volonté de se dessaisir de l'enquête sur le crime du port de Beyrouth".

"Cette nouvelle est fabriquée de toutes pièces et sans fondement, d'autant plus qu'il n'y a eu aucune communication entre le président Aoun et le juge Bitar", lit-on encore.

Des affrontements armés ont eu lieu, dans la journée du jeudi, dans le quartier de Tayouneh, situé entre la zone à majorité chiite et la zone à majorité chrétienne d'Ain al-Rummaneh. Les échanges de tirs ont duré environ 5 heures, faisant 7 morts et 32 blessés.

Les événements ont commencé par des tirs nourris lors d'une manifestation organisée par des partisans du groupe Hezbollah et du Mouvement Amal (partis chiites) pour dénoncer les décisions du juge Bitar, l'enquêteur judiciaire dans l'affaire de l'explosion du port de Beyrouth.

Le Hezbollah et le Mouvement Amal ont accusé des "groupes armés" affiliés au parti Forces libanaises dirigé par Samir Geagea, d'avoir tué et blessé leurs partisans lors de la manifestation, ce que ces derniers ont démenti et qualifié les de "fausses" accusations.

En juillet dernier, le juge Bitar a accusé 10 responsables et officiers, dont deux députés du Mouvement Amal, Ali Hassan Khalil et Ghazi Zeaïter (deux anciens ministres), ainsi que l'ancien Premier ministre, Hassan Diab.

Cependant, ces poursuites judiciaires ont été rejetées par certaines forces politiques libanaises, parmi lesquelles le groupe Hezbollah, dont le leader, Hassan Nasrallah, a estimé, lundi dernier, que le travail du juge Bitar "est un ciblage politique et n'a rien à voir avec la justice".

Le 4 août 2020, une explosion massive s'est produite dans le port, faisant 218 morts et environ 7 000 blessés, ainsi que d'énormes dégâts matériels aux bâtiments résidentiels et commerciaux, à la suite du stockage d'environ 2 750 tonnes de nitrate d'ammoniums, confisqués depuis 2014.

*Traduit de l’arabe par Mounir Bennour

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