Politique

Poutine: "la colonisation des terres palestiniennes ne doit pas être mise à l’écart"

- Aucune paix durable ne peut être concrétisée dans la région tant que le conflit israélo-palestinien n'est pas résolu, a déclaré le président russe

Faruk Zorlu   | 05.06.2021
Poutine: "la colonisation des terres palestiniennes ne doit pas être mise à l’écart"

Ankara

AA / Ankara

Le président russe, Vladimir Poutine, a déclaré vendredi dernier que les questions relatives à la résolution du conflit israélo-palestinien ne doivent pas être "mises à l'écart".

"Il est important que les questions liées à la colonisation des terres palestiniennes ne soient pas reléguées au second plan et qu'elles ne soient pas mises à l’écart, compte tenu de la gravité et de l'importance de ce problème non seulement pour le Moyen-Orient, mais pour l'ensemble monde", a déclaré Vladimir Poutine au Forum économique international de Saint-Pétersbourg (SPIEF), où il a donné une conférence de presse aux principales agences de presse du monde par vidéoconférence.

Les remarques de Poutine ont été formulées en réponse à une question de Yusuf Özhan, directeur général adjoint et rédacteur en chef de l'Agence Anadolu, lorsqu'il a demandé le comment ou la manière dont la Russie pourrait contribuer à la résolution diplomatique du conflit israélo-palestinien.

Poutine a déclaré que la Russie entretenait de très bonnes relations amicales avec Israël et la Palestine, et qu'elle était impliquée dans ces processus depuis des dizaines d'années.

Saluant la normalisation des relations dans la région entre les différents pays, en particulier entre les nations arabes et Israël, Poutine a déclaré : "Une fois les liens intergouvernementaux rétablis, cela profite toujours aux peuples de ces pays et de ces nations".

En 2020, les Émirats arabes unis (EAU), le Bahreïn, le Soudan et le Maroc ont annoncé des accords de normalisation controversés avec Israël, à la suite de mesures prises, il y a des décennies par l'Égypte et la Jordanie, qui ont signé, respectivement, des accords avec Israël en 1979 et 1994.

Lors d'une cérémonie à la Maison-Blanche le 15 septembre 2020, les Émirats arabes unis et le Bahreïn ont signé un accord, parrainé par les États-Unis, connu officiellement sous le nom de l'Accords d'Abraham, stipulant l’établissement de relations diplomatiques avec Israël.

Une plate-forme multilatérale et une coopération plurilatérale sont nécessaires pour discuter des questions existantes, a-t-il déclaré, et a souligné qu'il y a certaines questions qui nécessitent "une attention toute particulière de la part de la communauté internationale".

"Sans une résolution du conflit israélo-palestinien, il n'est pas possible de concrétiser une paix durable dans la région", a déclaré Poutine.

Il a également souligné qu'il est important de surmonter les différends intra-palestiniens.

Outre la question des colonies israéliennes, d'autres problèmes qui se sont accumulés, et tous nécessitent une "étude minutieuse", a précisé le président russe.

Il a exprimé l'espoir que les problèmes actuels, y compris les questions de principes telles qu'une solution à deux États, c'est-à-dire la création d'un État palestinien à côté d'un État israélien, soient résolus dans le respect des intérêts des peuples israélien et palestinien.

"Il est très important de ne pas se laisser guider par les intérêts à court terme actuels. Ce que nous devons faire, c'est de garder à l’esprit une paix durable et à long terme. Mais dans cette courte conversation que nous avons, d'autant plus qu’elle se fait à distance, je ne pense pas que je serai en mesure de trouver une recette pour résoudre ce problème qui se prolonge. Mais la Russie continuera avec d'autres participants à contribuer à la recherche d'une solution au conflit israélo-palestinien", a-t-il ajouté.

Une trêve négociée par l’Egypte est entrée en vigueur aux premières heures du 21 mai dernier, pour mettre fin aux 11 jours de bombardement israélien de la Bande de Gaza.

Les attaques israéliennes à Gaza et en Cisjordanie ont tué au moins 289 personnes, dont des femmes et des enfants, et laissé derrière elles un sillage de destruction. Des centres de santé et des bureaux de presse, ainsi que des écoles, faisaient partie des structures ciblées.

* Traduit de l’anglais par Mounir Bennour.

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