AA/Islamabad (Pakistan)/ Aamir Latif
Huit soldats de l’armée pakistanaise ont été tués dans un attentat à la bombe perpétré jeudi, dans la région du Waziristân du Nord, proche des frontières avec l’Afghanistan.
L’explosion a frappé un véhicule de l’armée, dans la capitale provinciale Miramshah, tuant sur le coup huit soldats, d’après un communiqué publié par l’Inter-Services Public Relations (ISPR).
Cette attaque, la plus importante commise contre l’armée depuis la fin du cessez-le-feu de 40 jours, en avril, entre les forces de sécurité et les Talibans pakistanais, jette davantage d'incertitudes sur le fragile processus de paix en cours.
L’attentat intervient alors que les Talibans et les négociateurs du gouvernement cherchent désespérément à rétablir les pourparlers de paix, suspendus à la fin du cessez-le-feu.
L’attentat meurtrier n’a pas été revendiqué, mais des attaques semblables ont été menées par des groupes affiliés au réseau Taliban, Tehrik-e-Taliban Pakistan (TTP).
Le Waziristân du Nord est une des sept zones tribales semi-autonomes du Pakistan et un bastion du puissant Réseau Haqqani, groupe accusé d’attaques sur les forces de sécurité étrangères en Afghanistan, et du TTP.
Le Réseau Haqqani ne soutient pas les attaques des Talibans sur l’armée pakistanaise. Les intenses luttes intestines des deux groupes rivaux affiliés au TTP ont causé 60 morts dans les deux camps, ces trois derniers mois.