Politique

Liban - Mikati: "Je souhaite former un gouvernement qui mette en œuvre l'initiative française".

- Le Premier ministre désigné a dit avoir reçu "un ensemble d'assurances et de garanties internationales propres à faciliter" sa mission

Hamdi Moussa   | 26.07.2021
Liban - Mikati: "Je souhaite former un gouvernement qui mette en œuvre l'initiative française".

Beyrut

AA / Beyrouth / Stephanie Rady

Le Premier ministre libanais désigné Najib Mikati a déclaré, lundi, qu'il souhaitait former un gouvernement qui "mette en œuvre l'initiative française" susceptible de sortir le pays de l'impasse dans laquelle il se trouve.

C'est ce qui ressort de son allocution prononcée depuis le palais présidentiel de Baabda (à l'est de Beyrouth) et retransmise en direct par les médias locaux, après avoir été chargé de former le nouveau gouvernement du Liban, dans un contexte économique et social difficile.

L'initiative en question, pour former un nouveau gouvernement, a été lancée par le président français Emmanuel Macron, depuis Beyrouth, quelques jours après l'explosion du port de la capitale libanaise, le 4 août dernier.

Elle prévoit la formation d'un nouveau gouvernement d'"indépendants" (non affiliés à des partis), qui serait suivie de réformes au niveau administratif et bancaire. Cette initiative n'a cependant pas réussi à pousser à la formation d'un nouveau gouvernement, car plusieurs forces politiques l'ont rejetée, la considérant comme une ingérence dans les affaires internes du pays.

Mikati a souligné qu'il n'aurait pas accepté cette mission s'il n'avait pas obtenu "un ensemble d'assurances et de garanties internationales propres à faciliter" sa mission.

Le Président Michel Aoun a mené, lundi, au Palais présidentiel de Baabda, les consultations parlementaires qui s'imposent pour désigner un nouveau Premier ministre, et qui ont abouti à la désignation de Mikati pour former le gouvernement.

Mikati est un élu de la ville de Tripoli (nord), et a déjà été à la tête du gouvernement libanais à deux reprises ; la première fois en 2005 et la seconde en 2011. Il s'est lancé dans la politique après avoir travaillé dans le secteur des affaires.

A la mi-juillet, Hariri a annoncé qu'il renonçait à former le gouvernement après avoir présenté deux formations ministérielles à Aoun, mais que ce dernier a demandé une modification des ministères, ce que Hariri a rejeté.

Les divergences entre Aoun et Hariri ont empêché, depuis près de 9 mois, la formation d'un gouvernement pour succéder au gouvernement intérimaire actuel, dirigé par Hassan Diab, qui a démissionné le 10 août 2020, 6 jours après l'explosion dévastatrice survenue dans le port de Beyrouth.


*Traduit de l’Arabe par Mourad Belhaj

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