Hajer Cherni
31 Décembre 2020•Mise à jour: 31 Décembre 2020
AA / Washington
Les États-Unis ont fermement condamné les explosions à l'aéroport d'Aden, survenues mercredi, faisant 25 morts et 110 blessés selon un bilan provisoire.
L'attentat a coïncidé avec l'arrivée d'un avion transportant des membres du nouveau gouvernement yéménite sur la piste de l'aéroport.
"Nous condamnons vigoureusement les attaques survenues à Aden le 30 décembre, au cours desquelles des civils ont été tués et d'autres blessés", a déclaré jeudi le Département d'État américain dans un communiqué publié sur son site électronique.
"Nous sommes profondément attristés par cette tragédie dans laquelle des citoyens ont perdu la vie et nous exprimons notre totale sympathie aux familles des victimes", a ajouté le communiqué.
D'après la même source, "le choix du temps reflète les mauvaises intentions de ceux qui tentent de déstabiliser le pays".
La Diplomatie américaine a, par ailleurs, déclaré que ces attaques "ne saperont jamais les efforts visant à instaurer la paix dont peuple yéménite mérite", soulignant l'importance de "mettre fin à la violence et de traduire les auteurs en justice".
Washington a également réaffirmé son soutien au gouvernement légitime et aux efforts déployés par le peuple yéménite pour assurer un avenir meilleur.
L'attaque de l'aéroport d'Aden a été largement condamnée par la communauté internationale ainsi que d'autres pays arabes.
Plus tôt dans la journée du mercredi, le correspondant de l'Agence Anadolu a rapporté, selon une source gouvernementale qui a préféré garder l'anonymat, que trois violentes explosions se sont produites à l'aéroport d'Aden, dont l'une à l'intérieur du salon de réception VIP.
Dans un tweet, Muammar Al-Eryani, le ministre de l'Information, de la Culture et du Tourisme, a accusé le groupe Houthi d'avoir ciblé l'aéroport.
Le 18 décembre, la présidence yéménite a annoncé la formation d'un nouveau gouvernement comprenant 24 ministres, provenant équitablement du nord et du sud du pays, sur la base de l'accord de Riyad, après des consultations entre le gouvernement yéménite (ancien) et le Conseil de transition du Sud soutenu par les Émirats arabes unis.
La nouvelle formation du gouvernement vise à mettre fin au différend entre l'ancien gouvernement yéménite et le Conseil de transition, et à se consacrer à la confrontation des Houthis, qui sont sur le point de contrôler Marib, le dernier bastion gouvernemental du nord du Yémen.
Depuis 6 ans, le Yémen est en proie à une guerre entre les forces gouvernementales soutenues par une coalition dirigée par l'Arabie saoudite et le groupe houthi soutenu par l'Iran et contrôlant la capitale Sanaa.
*Traduit de l'arabe par Hajer Cherni