Politique

Les Etats-Unis déclarent que la Tunisie "ne doit pas compromettre ses acquis démocratiques"

- "Les États-Unis continueront à soutenir la démocratie en Tunisie", déclare le secrétaire d'État Antony Blinken

Michael Gabriel Hernandez   | 27.07.2021
Les Etats-Unis déclarent que la Tunisie "ne doit pas compromettre ses acquis démocratiques"

Washington DC

AA / Etats-Unis /Abdeljabbar Aburas

Les Etats-Unis ont exprimé, lundi, leur inquiétude face aux développements en Tunisie, indiquant que « jusqu’à présent », il n’est pas possible de qualifier les décisions du Président tunisien de coup d’Etat.

La parole-parole de la Maison Blanche, Jen Psaki, a souligné que les Etats-Unis sont inquiets à l’égard des développements survenus en Tunisie, au moment où le pays s’emploie à garantir la stabilité économique et à lutter contre la pandémie de la Covid-19.

Psaki a ajouté, selon la chaine de télévision américaine d’expression arabe « Al-Hurra » : « Nous sommes en contact avec les responsables tunisiens au sujet de la situation actuelle et nous soutenons leurs efforts pour maintenir le processus démocratique ».

Et la porte-parole de poursuivre : « Jusqu’à présent, nous ne sommes pas en mesure de qualifier les décisions prises par le Président tunisien de coup d’Etat ».

Le Président tunisien, Kaïs Saïed, avait annoncé, durant la soirée du dimanche, au cours d’une réunion d’urgence avec de hauts responsables militaires et sécuritaires le limogeage du Chef du gouvernement Hichem Mechichi et le gel des pouvoirs du Parlement. Il a également annoncé qu'il assumera le pouvoir exécutif, avec l'aide d'un Chef du gouvernement qu'il nommerait prochainement.

Les décisions de Saïed surviennent à la suite des manifestations populaires qui ont eu lieu dans plusieurs gouvernorats du pays, exigeant la démission du gouvernement, dans un contexte de difficultés économiques et sanitaires et d'une crise politique qui dure depuis des mois dans le pays.

Jusqu’à lundi après-midi, la majorité des blocs parlementaires de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) s’est opposée à ces décisions, considérées par le mouvement « Ennahdha » (53/217 députés) comme un « coup d’Etat ».

De même, le bloc de « Qalb Tounes » (29 sièges) a qualifié ce qui s’est passé de « violations flagrante de la Constitution » et le bloc du « Courant démocrate » (22 députés) a rejeté les conséquences de ces mesures alors que le bloc de la « Coalition Al Karama » a considéré ces mesures de « nulles et non-avenantes ».

Le seul bloc qui a appuyé les décisions présidentielles est celui du « Mouvement Echaab » (15 députés).

Le Parlement, présidé par Rached Ghannouchi, chef du mouvement Ennahdha, a fermement condamné, dans un communiqué ultérieur, les décisions de Saïed exprimant son rejet desdites mesures.


*Traduit de l’arabe par Hatem Kattou

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