Politique

Le Royaume-Uni se dit inquiet au sujet de l’arrestation des dirigeants d’une ONG en Égypte

-Le Royaume-Uni, a souligné dans un communiqué, qu’il fallait permettre à tous les défenseurs des droits de l’homme, d’accomplir leur travail sans crainte d’être arrêtés.

Majdi Ismail   | 22.11.2020
Le Royaume-Uni se dit inquiet au sujet de l’arrestation des dirigeants d’une ONG en Égypte

Istanbul

AA/ Istanbul

Le Royaume-Uni a exprimé, dimanche, sa profonde préoccupation quant à l’arrestation, en Egypte, de trois dirigeants de l’Organisation non gouvernementale, « l’Initiative égyptienne pour les droits personnels » (EIPR)

C’est ce qui ressort du communiqué du gouvernement britannique, publié dimanche, sur son site électronique, et dans lequel il fait part de « vive inquiétude du Royaume-Uni concernant l’arrestation de trois dirigeants de l’EIPR »

Le communiqué, fait état de l’arrestation du « directeur exécutif de l’EIPR, Gasser Abdel Razek, du directeur administratif, Mohamed Bachir, et du directeur de l’Unité de justice pénale au sein de l’ONG, Karim Anara »

Le ministre britannique des Affaires étrangères, Dominic Raab, a évoqué le sujet des arrestations avec son homologue égyptien, Sameh Choukri », indique le communiqué.

« Nous sommes en contact permanent avec les autorités égyptiennes, depuis l’arrestation des trois dirigeants de l'organisation, et nous travaillons avec des partenaires de la communauté internationale, qui partagent notre inquiétude », souligne le communiqué, citant Raab.

« Il faut permettre à tous les défenseurs des droits de l’homme d’accomplir leur travail sans crainte d’être arrêtés », lit-on dans le texte du communiqué.

Le parquet égyptien, avait accusé les dirigeants de l’EIPR en état d’arrestation « d’appartenir à un groupe terroriste (en référence aux Frères Musulmans), de diffuser de fausses déclarations qui porteraient atteinte à la sécurité publique et à l’intérêt public, et d’utiliser un compte en ligne pour la publication de fausses nouvelles ».

Les trois dirigeants ont été condamnés à 15 jours de prison pour les besoins de l’enquête.

Les Nations-Unies, l’Organisation Amnesty International, les États-Unis, le Canada, l’Allemagne, la France, l’Italie, et l’Irlande ont exprimé, dans des communiqués distincts, leur vive inquiétude concernant lesdites arrestations, exhortant les autorités égyptiennes à libérer immédiatement les trois détenus.

Ces arrestations interviennent quelques jours après une rencontre tenue par l’EIPR avec les ambassadeurs de l’Allemagne, du Danemark, de l’Espagne, de l’Italie, de la Belgique, de la Suisse, de la France, de la Finlande, des Pays-Bas et les chargés d’affaires auprès de l’ambassade du Canada, de la Suède et de la Norvège, du vice-ambassadeur du Royaume-Uni, et des représentants de la Commission européenne au Caire.

La rencontre a examiné les moyens de soutenir la situation des droits de l’homme en Egypte et dans le monde, selon un communiqué de l’EIPR.

Le ministère égyptien des Affaires étrangères, avait annoncé samedi, qu’il avait relevé « des réactions et des conclusions erronées dans les médias et les plateformes des réseaux sociaux, au sujet de l’arrestation d’un certain nombre de fonctionnaires au sein EIPR ».

Il a précisé dans ce sens que ces réponses et conclusions « précédaient les résultats des enquêtes menées par les autorités judiciaires égyptiennes ».

*Traduit de l’arabe par Majdi Ismail





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