Adil Essabiti
20 Juin 2017•Mise à jour: 20 Juin 2017
AA/ Tunis
Le président tunisien Beji Caid Essebsi a reçu le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, lundi soir, au Palais de Carthage à Tunis. Les efforts déployés pour contenir la crise dans le Golfe, et dans la région ont été au centre des discussions.
C’est ce qui ressort d’un communiqué publié lundi soir par la présidence tunisienne, et dont Anadolu a eu copie.
Selon le communiqué, « la rencontre entre Caid Essebsi et Zarif a permis d’aborder les derniers développements sur la scène régionale et les efforts déployés pour endiguer la crise du Golfe par le dialogue, (…) afin de surmonter les différends dans les plus brefs délais ».
La réunion a également traité du «soutien à apporter aux efforts fournis par l'émir du Koweït pour restaurer l'esprit de solidarité et d'harmonie dans le Golfe, afin de renforcer la sécurité et la stabilité dans la région et éviter de nouvelles divisions et tensions», selon la même source.
Caid Essebsi et Zarif ont confirmé, lors de la rencontre, « l'importance d’identifier un règlement politique global à la crise par le dialogue et la négociation, en particulier en Syrie et au Yémen, et la nécessité d'une coopération entre tous les pays pour lutter contre l'extrémisme et le terrorisme».
Le ministre iranien a également tenu des pourparlers avec son homologue tunisien, Khemaies Jhinaoui, au siège du ministère des Affaires étrangères, dans la capitale Tunis.
La visite de Zarif en Tunisie intervient dans le cadre d'une tournée qui comprend plusieurs pays du Maghreb, a noté le ministère tunisien des Affaires étrangères dans un communiqué dont Anadolu a eu copie.
Jhinaoui et Zarif ont formulé, lors de leur rencontre, le souhait de voir la coopération bilatérale se consolider, notamment dans les domaines économiques, a indiqué le communiqué.
Les deux parties ont également convenu de la tenue d’une réunion de la commission mixte tuniso-iranienne, début 2018, et d'organiser une visite d'hommes d'affaires tunisiens à Téhéran, pour prospecter d'éventuelles possibilités de coopération et promouvoir les exportations tunisiennes vers le marché iranien.