Politique

Le Parti communiste irakien boycotte les élections législatives

- En raison de l'aggravation de la crise politique et sécuritaire dans le pays, d’après une conférence de presse tenue par le Parti communiste dans la province de Kirkouk, dans le nord de l'Irak

1 23   | 24.07.2021
Le Parti communiste irakien boycotte les élections législatives

Iraq

AA / Bagdad

Le Parti communiste irakien a annoncé, ce samedi, son boycott des élections législatives, prévues pour le 10 octobre prochain.

C’est ce qui ressort d’une conférence de presse tenue par le Parti dans la province de Kirkouk, dans le nord de l'Irak.

"Il a été décidé de boycotter les prochaines élections législatives, en raison de l'aggravation de la crise politique et sécuritaire dans le pays", a déclaré Reda al-Zaher, membre du Comité central du Parti communiste.

Il a expliqué cette démarche par la prise de contrôle de la scène politique par les forces (qu’il n’a pas nommées), la corruption généralisée, les assassinats, les enlèvements et les intimidations, et la détérioration des conditions de vie qui sont des facteurs qui ne créent pas une atmosphère appropriée pour la tenue d'élections libres et équitables.

Le Parti communiste dispose de deux sièges au parlement actuel. En 2018, il a rejoint une alliance électorale soutenue par le leader chiite Moqtada al-Sadr au nom de "Sairoon" (En mouvement), qui a remporté 54 sièges sur les 329 que compte le Parlement irakien.

Le Parti communiste a adopté toutes les demandes des manifestations d'octobre 2019, notamment celle qui exige d’enrayer la corruption, de demander des comptes aux personnes impliquées dans les meurtres des Irakiens et de mettre fin au système des quotas politiques dans le pays.

Au début du mois de juillet, la Haute Commission électorale indépendante (officielle) a annoncé que 3 243 candidats représentant 44 coalitions et 267 partis, ainsi que des indépendants, étaient en lice pour remporter les 329 sièges au Parlement irakien.

Les prochaines élections comptent parmi les revendications des manifestations populaires qui se poursuivent depuis 2019.

Le prochain Parlement accordera la confiance au président du pays, qui désignera, pour sa part, le chef du plus grand bloc politique pour former un nouveau gouvernement, d’après la Constitution du pays.

* Traduit de l’arabe par Mounir Bennour.

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