Merve Gul Aydogan Aglarci
30 Juillet 2026•Mise à jour: 30 Juillet 2026
Le Conseil de sécurité des Nations unies a organisé, jeudi, son premier scrutin indicatif (« straw poll ») afin d’évaluer les candidatures à la succession du secrétaire général Antonio Guterres, dont le second mandat arrivera à son terme à la fin de l’année.
S’exprimant devant la presse à l’issue de ce vote informel à huis clos, le président en exercice du Conseil de sécurité et ambassadeur de la République démocratique du Congo auprès de l’ONU, Zenon Mukongo Ngay, a indiqué que les résultats seraient communiqués aux ambassadeurs des États ayant présenté des candidats ainsi qu’au président de l’Assemblée générale.
Il a toutefois refusé de rendre publics les résultats, soulignant que cette pratique vise à préserver la confidentialité du processus et à éviter toute spéculation.
« L’idée est de garder ces informations confidentielles. Nous voulons de la transparence et de l’efficacité, mais nous ne voulons pas alimenter les spéculations », a-t-il déclaré.
Interrogé sur la compatibilité entre cette confidentialité et l’exigence de transparence, Zenon Mukongo Ngay a répondu que cette procédure relevait d’une décision du Conseil de sécurité et non d’une initiative personnelle.
Il a ajouté que la date du prochain scrutin indicatif n’avait pas encore été fixée et qu’il se déroulerait le mois prochain sous la présidence danoise du Conseil de sécurité.
Sept candidats sont actuellement en lice : le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, l’ancienne Haute-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme Michelle Bachelet, l’ancien président sénégalais Macky Sall, la secrétaire générale de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), Rebeca Grynspan, l’ancienne présidente de l’Assemblée générale Maria Fernanda Espinosa, l’ambassadrice du Guyana auprès de l’ONU Carolyn Rodrigues-Birkett, ainsi que l’ancien responsable onusien ougandais Olara Otunnu.
Conformément à la procédure, un candidat doit obtenir au moins neuf voix sur les quinze membres du Conseil de sécurité, sans faire l’objet d’un veto de l’un des cinq membres permanents — les États-Unis, la Russie, la Chine, le Royaume-Uni et la France — avant que sa candidature ne soit recommandée à l’Assemblée générale.
Le prochain secrétaire général des Nations unies devrait être désigné entre septembre et décembre, avant d’entrer en fonctions pour un mandat de cinq ans à compter du 1er janvier prochain.
*Traduit de l'anglais par Wafae El Baghouani