Elena Teslova
29 Juillet 2026•Mise à jour: 29 Juillet 2026
AA / Moscou
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré mercredi que l'issue du conflit en Ukraine façonnera le rôle international futur de Moscou.
S'exprimant lors d'une interview accordée à la société de radiodiffusion russe VGTRK, Lavrov a affirmé que le monde regarde de très près la façon dont cette guerre va se terminer.
« Pour offrir quelque chose au monde, nous devons d'abord gagner. Le monde observe très attentivement pour voir comment cette guerre se termine », a-t-il déclaré.
Lavrov a réitéré la position de Moscou selon laquelle le conflit avait été provoqué par l'Occident et que les pays occidentaux avaient fait évoluer leur discours, passant de la recherche d'une « défaite stratégique » de la Russie au soutien des attaques à longue portée de l'Ukraine sur le territoire russe.
Il a accusé l'Occident de chercher à affaiblir et à diviser la Russie, affirmant qu'il avait réactivé ses appels à la « défaite stratégique » du pays, ce qui revient selon lui à préconiser le désintégration de la Russie.
Le ministre a affirmé que la Russie progressait de manière constante sur le champ de bataille tout en s'efforçant de minimiser les pertes, et a accusé l'Ukraine de répondre par des « actes terroristes », en ciblant des civils par des attaques de drones contre des villes russes.
Lavrov a également rejeté les propositions de cessez-le-feu préalable à des négociations de paix plus larges, déclarant que Moscou considérait de telles idées comme un ultimatum qui permettrait à l'Ukraine de se regrouper militairement tout en laissant non résolues les causes profondes du conflit.
Il a précisé que la Russie cherchait à rester « une puissance indépendante » et continuerait de développer ses relations avec les centres d'influence émergents, notamment la Chine et l'Inde.
Lavrov a mis en avant des organisations telles que les BRICS, l'Organisation de coopération de Shanghai, l'Union économique eurasiatique, la Communauté des États indépendants et l'Organisation du traité de sécurité collective comme des exemples de coopération fondée sur l'égalité plutôt que sur la domination d'une seule puissance.
Il a estimé que la Russie devait viser l'autosuffisance technologique et a incité à la prudence dans les relations avec les pays occidentaux. « La "confiance" pourra venir plus tard. D'abord, vérifiez », a-t-il recommandé.
*Traduit de l’anglais par l'équipe