AA - Ankara - Nur Asena Gülsoy
Le Secrétaire d'Etat américain John Kerry a estimé le mardi 8 avril qu'une attaque telle qu'elle avait été planifiée par les Etats-Unis en août 2013 n'aurait pas changer le cours du conflit en Syrie.
Devant la commission des Affaires étrangères du Sénat, le chef de la diplomatie américaine a avoué qu'une attaque aérienne limitée avait en effet été planifiée en août 2013 dans le but d'empêcher que le président syrien Bachar al-Assad ne fournisse davantage d'armes chimiques aux forces à sa disposition.
Face aux critiques concernant les efforts américains parfois jugés insuffisants pour faire cesser la violence en Syrie, Kerry a mis en avant les bienfaits de la diplomatie, arguant que les discussions avec les régime syrien sur le démantèlement de son arsenal chimique avaient porté leurs fruits, 54% des armes ayant été retirées du pays à ce jour.
Selon Kerry, le conflit interne en Syrie ne pourrait s'achever autrement que par un accord négocié.
- Iran
Le Secrétaire d'Etat américain a aussi émis la possibilité d'éventuelles sanctions par les Etats-Unis vis-à-vis de l'Iran, si Téhéran et Moscou mettaient en vigueur un accord sur l'échange de pétrole et de marchandises.
L'administration Obama estime que cet accord viole celui adopté lors de la conférence de Genève en novembre 2013.
Le journal russe Kommersant avait annoncé que la Russie préparait un accord sur l'échange de pétrole et de marchandises avec l'Iran: une vente de 500 000 barils de pétrole à l'Iran serait prévue dans l'accord.
- Israël-Palestine
Le chef de la diplomatie américaine a conclu que la lenteur du processus de paix au Moyen-Orient était due au refus du gouvernement israélien à libérer les détenus palestiniens et à l'accélération des constructions de nouvelles colonies. Kerry a précisé que les tentatives des Palestiniens d'acquérir le statut d'Etat, violaient aussi les conditions des négociations.