Mariem Njeh
21 Juillet 2026•Mise à jour: 21 Juillet 2026
Le chargé d'affaires de la République islamique d'Iran en France a été convoqué mardi par le Secrétaire général du Quai d'Orsay, à la demande du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, a annoncé le ministère français des Affaires étrangères dans un communiqué.
Cette convocation fait suite à une "action d'intimidation extrêmement grave" ayant visé, le 19 juillet, deux agents de l'ambassade de France en Iran, précise le texte.
"Condamnation la plus ferme"
Selon le communiqué, il a été fait part au diplomate iranien de la condamnation la plus ferme de la France à l'égard de cette "agression préméditée et délibérée", qualifiée de "violation flagrante du droit international et des conventions de Vienne", conventions auxquelles l'Iran est partie et qui garantissent la sécurité du personnel diplomatique et "constituent le socle des relations entre États", selon la même source.
Un incident qui "ne pourra rester sans conséquence"
Le Quai d'Orsay a également rappelé au chargé d'affaires que cet "incident gravissime et inadmissible ne pourra rester sans conséquence", un avertissement déjà formulé par Jean-Noël Barrot auprès de son homologue iranien lundi, précise le communiqué.
La France attend des autorités iraniennes qu'elles "fassent la lumière" sur cet incident, qu'elles "punissent les auteurs" et qu'elles assurent la sécurité de ses emprises et de ses agents, "conformément à leurs obligations internationales", conclut le texte.
Deux agents "détenus" et "interrogés"
Dans un message publié lundi sur le réseau social américain X, Jean-Noël Barrot avait précisé que les deux agents de l'ambassade de France à Téhéran avaient été "détenus sans raison pendant plusieurs heures" et "interrogés" dimanche soir, l'un d'eux ayant en outre été "molesté". Il avait ajouté qu'ils avaient depuis regagné l'ambassade, où ils se trouvaient "désormais en sécurité", dans l'attente de leur retour en France "dans les prochaines heures".
Le ministère iranien des Affaires étrangères n'avait pas commenté dans l'immédiat ces accusations.