AA / Arbil / Aref Yussuf
La présidence du District du Nord de l’Irak a réfuté les accusations du Premier Ministre irakien sortant, Nouri al-Maliki, selon lesquelles elle aurait transformé Erbil en siège de l’Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL), et a qualifié al-Maliki d’«hystérique qui a perdu la raison ».
La présidence du district du Nord de l’Irak a déclaré, dans un communiqué publié jeudi et dont Anadolu a eu copie, que «al-Maliki essaie, par tous les moyens, de justifier ses erreurs et d’accuser les autres de son propre echec».
« Les habitants d’Erbil (capitale du district du Nord de l’Irak) ont, comme nous auparavant, fui la dictature et nous sommes fiers d’être un refuge pour les oppressés », ajoute le communiqué.
« Lors de son intervention télévisée hebdomadaire, monsieur al-Maliki a calomnié Erbil, capitale du Kurdistan irakien, et si on examine de près ses propos on se rend compte que cet homme est vraiment devenu hystérique et a perdu la raison », a déploré la présidence du District du Nord de l’Irak.
Al-Maliki avait déclarémercredi , dans son allocution télévisée : « Nous ne pouvons tolérer qu’Erbil devienne le siège des opérations de l’EIIL et ses alliés du Ba'ath et d’al-Qaïda ».
Le communiqué de réponse aux déclarations d’al-Maliki l’accuse d’avoir « remis des terres d’Irak et les équipements de six unités militaires à l’EIIL » et d’avoir « rassemblé autour de lui les généraux d’al Ba’ath qui n’ont pas tenu une heure».
«Vous devriez présenter vos excuses au Peuple irakien et quitter votre poste parce que vous avez détruit l’Irak et vous êtes incapable de le sauver de cette crise » ajoute le communiqué.
Depuis le 12 juin dernier, des groupes sunnites conduits par l’Organisation de l’Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL) contrôlent de vastes régions dans le Nord et l’Ouest de l’Irak ainsi que dans plusieurs régions dans le Nord et l’Est de la Syrie voisine.
Alors que les leaders sunnites considèrent ces mouvements comme une «révolution populaire sunnite contre le gouvernement sectaire (chiite)», les autorités les qualifient "d'attaques terroristes".