Politique

France : le ministère de l’Intérieur veut dissoudre "Génération Identitaire"

- Un groupuscule d’extrême-droite.

Lassaad Ben Ahmed   | 26.01.2021
France : le ministère de l’Intérieur veut dissoudre "Génération Identitaire"

France

AA / Nice / Feïza Ben Mohamed

Le ministre français de l’Intérieur Gérald Darmanin a demandé à ses services, de travailler à réunir des éléments pour justifier la dissolution du groupuscule d’extrême droite « Génération Identitaire », a-t-il annoncé ce mardi matin en conférence de presse.

Il a affirmé être « particulièrement choqué par le travail de sape de la République » opéré par ses militants qui « n’en sont pas à leur premier coup d’éclat ».

Darmanin a assuré avoir « demandé aux services du ministère de l’Intérieur de réunir les éléments » qui lui permettraient « de proposer en conseil des ministres, la dissolution de Génération Identitaire ».

Il a indiqué que « le ministère y travaille » déjà et qu’il « le fera dans le cadre des lois de la République en proposant le contradictoire qui est dû à chaque association ».

« Si les éléments sont réunis, je n'hésiterai pas à proposer la dissolution de Génération Identitaire » a-t-il conclu.

Il est à noter que cette dissolution est réclamée depuis plusieurs mois par de nombreuses personnalités politiques et militants antiracistes, face aux multiples opérations xénophobes et islamophobes menées par cette milice.

Début janvier, ses militants ont organisé un coup de force à la frontière franco-espagnole en empêchant des migrants de rejoindre l’Hexagone, se substituant ainsi aux autorités.

L'organisation "Génération Identitaire" s’était déjà illustrée en avril 2018, dans les Alpes, en menant une opération similaire pour empêcher d’éventuels réfugiés, d’arriver en France.

Parmi les faits les plus choquants, le groupuscule avait reçu un don de 1.000 euros en 2017, émanant du terroriste Brenton Tarrant, qui avait abattu 51 fidèles dans deux mosquées à Christchurch en 2019.

"Génération Identitaire" avait également été condamné en première instance avant d’être relaxée par la Cour d’Appel, pour avoir envahi le chantier de construction d’une mosquée.

Pour rappel, le gouvernement français a été bien plus rapide et plus offensif dans sa communication, en annonçant à l’automne dernier, les dissolutions de l’ONG musulmane Barakacity et de du Collectif Contre l’Islamophobie en France, qui n’avaient jamais été condamnées pour aucun fait.

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