Afef Toumi
02 Janvier 2018•Mise à jour: 02 Janvier 2018
AA/Ramallah
Le secrétaire général du comité exécutif de l’Organisation de Libération de la Palestine, Saeb Erekat, a considéré les décisions américaines et israéliennes sur Jérusalem comme étant « une condamnation à mort de toute opportunité pour la réalisation de la paix », notant qu’elles imposent aux peuples de la région de vivre en permanence dans la violence et l’extrémisme.
C’est ce qu’a indiqué Erekat lors de ses réunions distinctes avec les consuls généraux britannique, Philip Hall, et suédois, Anne Sophie, ainsi que les représentants du Japon et de la Norvège en Palestine.
Erekat a souligné que « les décisions américaines et israéliennes se traduisent dans l’annonce du président américain Donlad Trump, le 6 décembre dernier, reconnaissant Jérusalem comme capitale d’Israël, et dans la décision de la Knesset d’amender l’article 2 de la loi fondamentale sur Jérusalem (retrait de Jérusalem des questions du statut final) ».
Le parlement israélien (Knesset) a adopté, mardi, une loi nécessitant l’approbation des deux tiers de la Knesset sur toute décision concernant le partage de Jérusalem.
Cette loi s’ajoute à la décision du parti israélien « Likoud » d’imposer la loi israélienne à toutes les colonies israéliennes sur les territoires occupés.
Le comité central du parti Likoud, dirigé par le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, avait approuvé, dimanche, un projet de loi prévoyant d’imposer la souveraineté israélienne à toutes les colonies établies sur les territoires de la Cisjordanie occupée, dont Jérusalem.
Des médias israéliens, dont le site web du journal « Yediot Aharonot », avaient rapporté que « le comité a appelé les représentants du parti à la Knesset à œuvrer à consacrer la liberté de construction et d’application de la loi ainsi qu’à confirmer la souveraineté d’Israël sur toutes les colonies construites en Cisjordanie ».
Ereket a relevé, d’autre part, que le refus international des politiques américaines et israéliennes destructives de la solution à deux Etats, devrait aboutir à l’annulation de la décision de Trump sur Jérusalem et permettre d’interroger Israël.
Et de poursuivre que « le langage de la loi et de la résolution des conflits par les moyens pacifiques a toujours vaincu le langage de la force ».