AA - Istanbul - Nur Gülsoy
La Plateforme internationale de Rabiaa a proclamé le 14 août "Journée mondiale de Rabiaa".
"Nous proclamant le 14 août 'Journée mondiale de Rabiaa', afin de ne pas oublier le massacre de Rabiaa qui a eu lieu le même jour en 2013 et soutenir les luttes démocratiques contre le coup d'Etat en Egypte, a déclaré la plateforme. Nous appelons tous les organisations nationales et internationales, les associations de la société civile, les scientifiques, les politiciens, les artistes du monde, qui sont contre le coup d'Etat et qui défendent les valeurs comme la démocratie, de la justice, de la légitimité, de la liberté, des droits de l'Homme, de la suprématie du droit, à commémorer les victimes du massacre de Rabiaa et à manifester pacifiquement."
La Plateforme a rappelé, dans sa déclaration, l'intervention de l'armée et le massacre de centaines de personnes par les auteurs du coup d'Etat le 14 août 2013, lors des grandes manifestations pacifiques sur les places Rabiaa et Nahda. Elle a également déclaré que les manifestants ont dénoncé les mesures illégales prises suite au coup d'Etat contre le président Mohamed Morsi et son gouvernement qui étaient démocratiquement élus le 3 juillet 2013.
La Place Rabiaa al-Adawiya est devenue le symbole de ceux qui soutiennent la démocratie et le centre des manifestations pacifiques contre le coup d'Etat, selon la Plateforme qui souligne que: "les Egyptiens ont massivement manifesté pendant des semaines sur la place Rabiaa, en soutenant leur idées et donnaient une leçon démocratique au monde entier. Le signe de Rabiaa est né sur la place Rabiaa et s'est propagé rapidement pour symboliser la liberté, la démocratie, la justice et la légitimité. Le signe Rabiaa est devenu le symbole de liberté non seulement des Egyptiens mais aussi des oppressés à travers le monde." La Plateforme évoque "le massacre de plus de 6 000 personnes, les milliers de blessés outre 20 000 arrestations, après le coup d'Etat".
Elle souligne la condamnation à la peine de mort de plus de mille personnes s'affirmant contre le coup d'Etat, par des tribunaux qu'elle a qualifié de "scandale judiciaire". Les journalistes, les organisations de la société civile et les universités ont été réduits au silence et oppressés. Les sportifs, étudiants et manifestants faisant le signe de Rabiaa ont été durement sanctionnés, d'après la déclaration.
Exhortant les organes de presse, les intellectuels et les journalistes à faire des émissions, à écrire sur le massacre de Rabiaa, la Plateforme a conclu:
"N'oublions pas, on n'a pas tiré uniquement sur des égyptiens le 14 août à Rabiaa mais également sur la conscience humaine. Non seulement le gouvernement élu a été destitué par la force et les valeurs univderselles de l'humanité aussi ont été bafouées le 14 août. Le rêve de démocratie des peuples de la région a été écrasé par les chars."