Kanyshai Butun
31 Juillet 2026•Mise à jour: 31 Juillet 2026
AA / Istanbul
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé que la Russie souhaitait que le conflit au Moyen-Orient se poursuive, car cette situation limiterait le niveau de soutien que les États-Unis peuvent accorder à l’Ukraine.
Dans une interview diffusée jeudi par Fox News, Zelensky a accusé Moscou de fournir à l’Iran des drones utilisés dans des attaques à travers le Moyen-Orient et contre Israël.
« Nous savons grâce aux renseignements qu’ils sont très satisfaits qu’il n’y ait pas de fin à la guerre, de véritable fin à la guerre au Moyen-Orient », a-t-il déclaré. « Parce qu’ils comprennent que, puisque les États-Unis sont engagés dans cette guerre, ils ne peuvent pas aider l’Ukraine au même niveau qu’auparavant. »
Interrogé sur la situation militaire de l’Ukraine, le président ukrainien a estimé que Kiev « ne perdait pas » la guerre.
« Entre nous, gagner signifie ne pas perdre notre pays et notre indépendance », a-t-il déclaré. « Nous ne perdons pas, et ils ne gagnent pas. »
Zelensky a également affirmé que plus de 1,5 million de soldats russes avaient été tués depuis le début de la guerre, sans toutefois fournir de données détaillées sur les pertes ukrainiennes.
« Nous avons environ 50 000 soldats tués, environ 400 000 blessés, et il y a un nombre important de personnes portées disparues », a-t-il déclaré.
Les États-Unis et l’Iran ont signé le mois dernier, par l’intermédiaire d’une médiation pakistanaise, un mémorandum d’entente visant à mettre fin à leur conflit et à parvenir à un accord de paix durable.
Les tensions se sont toutefois ravivées après l’annonce du président américain Donald Trump, le 8 juillet, selon laquelle le cessez-le-feu prévu dans le cadre de ce mémorandum d’Islamabad n’était plus en vigueur.
Depuis, les États-Unis et l’Iran ont échangé des frappes, Washington ciblant des sites en Iran, tandis que Téhéran affirme avoir attaqué des installations et des équipements militaires américains dans plusieurs pays de la région.
*Traduit de l’anglais par Ayse Bashoruz