Ben Amed Azize Zougmore
04 Août 2026•Mise à jour: 04 Août 2026
Les États-Unis ont rendu permanent un programme imposant aux ressortissants de 50 pays, dont 30 pays africains, le versement d'une caution pouvant atteindre 20 000 dollars pour obtenir un visa de tourisme ou d'affaires, conformément à un communiqué publié vendredi par le département d'État américain.
Expérimenté pendant un an, ce dispositif, présenté par les autorités américaines comme un « véritable succès », vise à lutter contre les dépassements de la durée de séjour autorisée par les titulaires de visas temporaires.
Dans le cadre de cette réforme, le montant des cautions a été revu à la hausse. Alors que le dépôt exigé variait auparavant entre 5 000 et 15 000 dollars, il est désormais compris entre 10 000 et 20 000 dollars. Cette somme est restituée au voyageur à son départ des États-Unis, sous réserve du respect des conditions de son visa.
Selon les autorités américaines, plus de 20 000 demandeurs de visa ont été concernés par ce programme au cours de sa phase d'essai. Près de la moitié d'entre eux auraient renoncé à poursuivre leur demande en raison du coût de la caution.
Les États-Unis indiquent également que le nombre de visas délivrés aux ressortissants des pays concernés a diminué d'environ 83 % durant cette période, un résultat présenté par Washington comme la preuve de l'efficacité du dispositif.
Les autorités américaines justifient cette politique par le taux élevé de dépassement de séjour observé parmi les voyageurs issus de ces pays. Selon elles, plus de la moitié des visiteurs concernés avaient dépassé la durée autorisée de leur visa en 2024.
Le programme s'applique désormais à 50 pays, dont 30 États africains. Parmi eux figurent notamment les pays du Maghreb, le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Ghana, la République démocratique du Congo (RDC) et l'Éthiopie.
Par ailleurs, dix autres pays, dont le Burkina Faso, le Mali et la Somalie, restent soumis à une interdiction de délivrance de nouveaux visas, en vigueur depuis plus d'un an.