Monde

Un accord avec l'Iran est « encore possible », estiment les Européens

- Selon une déclaration conjointe des Missions permanentes du Royaume-Uni, de la France et de l'Allemagne auprès des Nations Unies

Fatih Tarikçi   | 30.06.2022
Un accord avec l'Iran est « encore possible », estiment les Européens

New York

AA/New York

Le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne ont déclaré, jeudi, qu’un accord avec l’Iran « est encore possible » en vue de sauver le dialogue de Vienne sur le nucléaire iranien.

C’est ce qui ressort d’une déclaration conjointe publiée par les Missions permanentes des trois pays européens auprès des Nations Unies, dont l’Agence Anadolu a obtenu copie.

« Nous affirmons notre plein soutien aux efforts visant à relancer le Plan d'action global conjoint (JCPOA) signé avec l'Iran (l'accord sur le nucléaire) », indique les Européens dans leur déclaration conjointe.

Les trois pays soulignent que « « Des efforts diplomatiques intensifs pour restaurer le JCPOA ont abouti à un accord viable sur la table depuis début mars. Nous regrettons que l’Iran ait jusqu’à présent refusé de saisir cette opportunité diplomatique et poursuivi son escalade nucléaire ».

« Bien qu'il soit encore possible de parvenir à un accord avec l'Iran, malheureusement, à notre connaissance, lors de la réunion qui s’est terminée hier à Doha, l’Iran a une fois de plus refusé de saisir l’occasion et a formulé de nouvelles demandes sans rapport avec l’accord nucléaire et irréalistes », déplorent Paris, Berlin et Londres.

Washington s’est dit mercredi soir « déçu » à l’issue des négociations indirectes avec Téhéran entamées à Doha sous médiation de l'Union européenne, en vue de débloquer les négociations de Vienne sur le nucléaire iranien.

Un accord semblait imminent en mars dernier mais plusieurs différends -notamment autour de la question de l’éventuel retrait du corps des Gardiens de la révolution de la « liste noire » américaine des organisations terroristes- ont de nouveau fait capoter les discussions.

Selon Paris, Berlin et Londres « l'Iran a pris des mesures sans précédent pour accélérer son programme nucléaire au cours des trois dernières années ».

Les trois pays européens demandent à l'Iran « d’arrêter et d’inverser son escalade nucléaire, de revenir à une pleine coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique et de saisir l’offre sur la table, qui profiterait au peuple iranien ».

En mai 2018, Washington s'est retiré de l'accord nucléaire signé en 2015 entre l'Iran et le groupe (5+1), qui comprend la Russie, le Royaume-Uni, la Chine, les États-Unis, la France et l'Allemagne, et a imposé des sanctions économiques à Téhéran.

Téhéran et Washington continuent de camper fermement sur leurs positions. Alors que l'Iran souhaite la suppression de toutes les sanctions américaines et des garanties données par Washington pour ne pas se retirer à nouveau de l'accord, les États-Unis demandent à l'Iran de se conformer à ses engagements.


*Traduit de l’arabe par Majdi Ismail



Seulement une partie des dépêches, que l'Agence Anadolu diffuse à ses abonnés via le Système de Diffusion interne (HAS), est diffusée sur le site de l'AA, de manière résumée. Contactez-nous s'il vous plaît pour vous abonner.