Hosni Nedim
15 Février 2025•Mise à jour: 17 Février 2025
AA/Gaza/Hosni Nedim
Le mouvement de résistance palestinien "Hamas" a annoncé que la reprise des échanges de prisonniers, prévue pour samedi, avait été rendue possible grâce à des garanties obtenues auprès des médiateurs, visant à contraindre Israël à respecter l'accord de cessez-le-feu en vigueur depuis le 19 janvier dernier.
Dans un communiqué, le porte-parole de "Hamas", Abdel Latif al-Qanou, a précisé : "La reprise de l'échange aujourd'hui est conforme à notre engagement avec les médiateurs, et nous avons obtenu des garanties pour forcer l'occupation à respecter l'accord."
Il a poursuivi en disant que le mouvement "attend le début de l'exécution par l'occupation du protocole humanitaire (de l'accord de cessez-le-feu), basé sur la promesse des médiateurs et leurs garanties à cet égard."
Il a souligné que "la position de Hamas et les efforts des médiateurs ont permis de contraindre l'occupation", précisant que "les contacts sont en cours pour suivre cela et en préparation pour les négociations de la deuxième phase."
Il a souligné qu'"il n'existe aucune alternative pour l'occupation afin de libérer ses prisonniers restants, si ce n’est l’application intégrale des termes de l’accord de cessez-le-feu".
Il a également qualifié le retard pris par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et ses tentatives de se soustraire aux engagements de l'accord de manœuvres destinées à "sauver sa position et son gouvernement", précisant que son mouvement "ne permettra pas l’échec de l’accord".
Plus tôt, les Brigades "Al-Qassam" et "Sarayya Al-Quds" ont remis trois prisonniers israéliens, dont deux ayant la nationalité américaine et russe, à la Commission internationale de la Croix-Rouge, qui les a ensuite remis à l'armée israélienne dans le cadre de la sixième phase de l'échange de prisonniers.
La remise de cette phase a rencontré des obstacles la semaine dernière en raison du non-respect par Israël du protocole humanitaire de l'accord de cessez-le-feu, ce qui a poussé "Al-Qassam" lundi à annoncer la suspension de la libération des prisonniers israéliens jusqu'à l'arrêt des violations par Tel Aviv.
L'accord a rencontré des violations dans quatre domaines selon Hamas, à savoir le ciblage et le meurtre de Palestiniens, le retard dans le retour des déplacés vers le nord de Gaza, l'entrave à l'entrée des nécessités d'abri telles que des tentes, des maisons préfabriquées, du carburant et des équipements de levage pour retirer les décombres et récupérer les corps, ainsi que le retard dans l'entrée de médicaments et des fournitures pour la réparation des hôpitaux et du secteur de la santé.
En conséquence, ces derniers jours, il y a eu des efforts de la part des médiateurs.
Le "Hamas" a déclaré dans un communiqué jeudi que les médiateurs en Égypte et au Qatar avaient déployé des efforts pour lever les obstacles et combler les lacunes créées par les violations israéliennes de l'accord, qualifiant les négociations de "positives".
Le mouvement a réaffirmé à ce moment-là sa position de mise en œuvre de l'accord tel que signé, y compris l'échange de prisonniers selon le calendrier prévu.
Malgré les garanties des médiateurs, jusqu'à vendredi, aucune maison préfabriquée (caravanes) ni équipements lourds n'étaient entrés dans la bande de Gaza, comme prévu dans le protocole humanitaire, selon le bureau de presse gouvernemental de Gaza.
Jeudi, le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a indiqué que 763 camions étaient entrés dans la bande de Gaza, sans fournir de détails à leur sujet.
Le 19 janvier dernier, l'accord de cessez-le-feu et d'échange de prisonniers est entré en vigueur, structuré en trois phases de 42 jours chacune. Des négociations auront lieu au cours de la première phase afin de préparer le lancement de la seconde, avec la médiation de l'Égypte, du Qatar et le soutien des États-Unis.
Soutenue par les États-Unis, Israël a commis un génocide à Gaza entre le 7 octobre 2023 et le 19 janvier 2025, causant environ 160 000 victimes palestiniennes, dont une majorité de femmes et d'enfants, et faisant plus de 14 000 disparus.
Traduit de l'arabe par Sanaa Amir