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Rapport d'ONU : le régime syrien a ciblé les infrastructures civiles à Idleb

- Malgré l'accord d'Idleb conclu le 17 septembre 2018 entre la Turquie et la Russie, les forces du régime syrien ont intensifié leurs attaques aériennes et terrestres

Muhammed Temim Hocaoğlu,Nur Asena GÜLSOY   | 11.09.2019
Rapport d'ONU : le régime syrien a ciblé les infrastructures civiles à Idleb

Ankara

AA – Ankara – Nur Asena Gülsoy

Les forces du régime syrien ont ciblé les infrastructures civiles à Idleb, selon un rapport des Nations unies (ONU).

La Commission d'enquête de l'ONU sur la Syrie a publié le "Rapport de la Commission d'enquête internationale indépendante sur la République arabe syrienne – septembre 2019", portant sur les violations des droits de l'Homme dans ce pays, mercredi.

Le rapport rappelle que 13 millions de Syriens ont dû se déplacer depuis le début de la guerre civile.

Malgré l'accord d'Idleb conclu le 17 septembre 2018 entre la Turquie et la Russie, les forces du régime syrien ont intensifié leurs attaques aériennes et terrestres à Idleb, Lattaquié, l'ouest de Alep et le nord de Hama. Ces attaques ont surtout ciblé et détruit les infrastructures civiles qui auraient permis aux civils de survivre, d'après le rapport.

En outre, les données indiquent que la coalition internationale guidée par les États-Unis et les "Forces démocratiques syriennes" (FDS), nom utilisé par les terroristes du YPG/PKK, ont gravement endommagé les villages rattachés à Deir ez-Zor, forçant ainsi des centaines de civils au déplacement, selon le même rapport. Les dizaines de millier de gens ayant fui les bombardements intenses dans le district de Bakhoz, sont retenus dans le camp d'al-Hol dont les moyens humanitaires sont très insuffisants.

Le rapport note que les FDS détiennent, dans des cellules, des milliers d'enfants âgés de plus de 12 ans ainsi que des adultes soupçonnés d'être membres de Daech, "sous torture et des conditions inhumaines".

C'est le cas également pour 70 mille personnes, dont majoritairement des enfants âgés de moins de 12 ans et des femmes, détenues par le YPG/PKK dans le camp d'al-Hol, dans des conditions "inhumaines et misérables".

Sont vulnérables surtout les enfants, dont 390 ont péri jusqu'à maintenant à cause de malnutrition et d'infections.

De plus, la plupart des 3 500 enfants détenus dans le camp d'al-Hol n'ont pas de papier de naissance, donc risquent de devenir "apatrides" et séparés de leur famille.

Le rapport qui donne également des conseils pour la protection des civils, sera présenté lors de la 42ème session du Conseil des droits de l'Homme, le 17 septembre.

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