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Ministre libanais de la Défense: "Nous ferons face à tout abus susceptible de menacer l'ordre public"

- Lors de sa rencontre avec le président Michel Aoun, selon un communiqué de la Présidence libanaise.

Wassim Samih Seifeddine   | 15.10.2021
Ministre libanais de la Défense: "Nous ferons face à tout abus susceptible de menacer l'ordre public"

Lebanon

AA/Beyrouth

Le ministre libanais de la Défense, Maurice Slim, a déclaré vendredi que l'institution militaire fera face à tout abus susceptible de provoquer des troubles ou de menacer l'ordre public dans le pays.

C'est ce qu'il a affirmé lors de sa rencontre avec le président Michel Aoun au palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, selon un communiqué de la Présidence libanaise.

D'après ledit communiqué, la rencontre entre Aoun et Slim a porté sur la situation sécuritaire dans le pays, après les événements survenus jeudi, dans le quartier de Tayouneh à Beyrouth, et le rôle joué par l'armée pour rétablir la sécurité et la stabilité.

"Lors de cette rencontre, les deux parties ont discuté de la nécessité d'accélérer les enquêtes en cours pour identifier les auteurs, et les tenir pour responsables devant la justice", a ajouté le communiqué.

Le ministre Maurice Slim a souligné que "l'institution militaire empêchera tout abus susceptible de provoquer des troubles ou de menacer la sécurité publique".

La Croix-Rouge libanaise a annoncé, vendredi, que le bilan des affrontements à Beyrouth s'est alourdi à 7 morts et 32 blessés, dont certains se trouvent dans un état critique.

Jeudi, des coups de feu ont été tirés sur des manifestants, dans la capitale libanaise alors que des partisans du Hezbollah et du Mouvement Amal défilaient vers le Palais de Justice de Beyrouth pour réclamer la nomination d'un remplaçant du juge Tarek Bitar, qui enquêtait sur l'explosion survenue au port de Beyrouth l'année dernière.

Le Hezbollah et le mouvement Amal ont accusé, jeudi, des "groupes armés" affiliés au parti "Forces Libanaises", dirigé par Samir Geagea, d'avoir tué et blessé leurs partisans lors d'une manifestation dans la capitale, Beyrouth, ce que ce dernier a nié.
En juillet dernier, le juge d'instruction en charge de l'affaire de l'explosion du port avait inculpé 10 responsables et officiers, dont deux députés du Mouvement Amal, Ali Hassan Khalil et Ghazi Zeaïter, et l'ancien Premier ministre, Hassan Diab.

Plus tôt dans la journée du jeudi, la Cour de cassation a rejeté un deuxième recours soumis par Khalil et Zeaïter pour dessaisir le juge Tarek Bitar de l’affaire de l’explosion du port, accusant le juge de "violer les principes constitutionnels et d'outrepasser les pouvoirs du Parlement et de la Haute Cour de justice pour juger les présidents et les ministres".

Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a estimé, lundi, que le travail du juge Bitar, "traduit une volonté de politiser l'enquête et n'a rien à voir avec la justice".

Le 4 août 2020, une explosion catastrophique s'est produite dans le port de Beyrouth, qui a fait 217 morts et environ 7 000 blessés, ainsi que d'énormes dégâts matériels aux bâtiments résidentiels et commerciaux.

Depuis près de deux ans, le Liban est en proie à une grave crise économique, qui a provoqué une détérioration de la valeur de la monnaie locale, par rapport au dollar, et une forte diminution des réserves de change détenues par la Banque du Liban.

* Traduit de l'arabe par Hajer Cherni

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