Sandra Rabearisoa
28 Avril 2026•Mise à jour: 28 Avril 2026
AA / Antananarivo / Sandra Rabearisoa
De nouvelles tensions secouent les relations diplomatiques entre Madagascar et la France. L’ambassadeur de France à Madagascar, Arnaud Guillois, a été convoqué par le Ministère des Affaires Étrangères selon un communiqué ce mardi 28 avril.
Le ministère a "signifié" à l’ambassadeur qu’un agent de l’ambassade accrédité à Antananarivo est déclaré 'persona non grata' par le gouvernement de la Refondation.
Une décision prise en "raison d’agissements estimés non compatibles avec son statut", selon les précisions du ministère.
Ce constat découlerait des investigations menées actuellement par les autorités malgaches dans le cadre de l’affaire de déstabilisation qui secoue Madagascar et qui impliquerait des ressortissants malgaches et étrangers.
Cette nouvelle décision risque de susciter de nouvelle tensions entre la Grande île et la France. D’après toujours le même communiqué, le ministère des affaires étrangères réaffirme « l’attachement du gouvernement de la Refondation au respect des principes régissant les relations diplomatiques énoncés par la Convention de Vienne de 1961, ainsi qu’au maintien de relations fondées sur la confiance et le respect de la souveraineté des États ».
Ce n’est pas la première fois que cette affaire de déstabilisation créé des frictions en les deux pays. Le 18 avril dernier, l’ Ambassade de France à Antananarivo a publié une déclaration qualifiant de « rumeurs mensongères » les informations publiées par un journaliste et non moins conseiller technique du Président de la transition, Michaël Randrianirina, et qui a été relayée par plusieurs médias en ligne.
Ces informations parlaient de dix ressortissants français entrés à Madagascar au mois de janvier 2026 et qui seraient dans le collimateur des services de renseignement et des autorités en charge de la sécurité nationale de Madagascar pour leur supposée implication dans la déstabilisation du pays.
Des informations que l’Ambassade de France a « formellement » démenti tout en dénonçant « une volonté manifeste de nuire aux relations entre Madagascar et la France ».