Macron affiche son soutien après une attaque visant Barzani dans le nord de l’Irak

- Une frappe contre la résidence du dirigeant kurde ravive les tensions régionales déjà exacerbées par des attaques meurtrières

AA / Paris / Ümit Dönmez


Le Président français Emmanuel Macron a annoncé samedi s’être entretenu avec le président du gouvernement régional du nord de l'Irak, Nechirvan Barzani, après une attaque ayant visé sa résidence à Dohouk, dans la région autonome du nord de l’Irak, exprimant son soutien dans un contexte sécuritaire dégradé.

Le chef d'État français a déclaré lui avoir fait « part de [s]on soutien à la suite de l’attaque inacceptable qui a visé sa résidence à Dohouk ce matin »

« Ce développement très préoccupant s’ajoute à une recrudescence des attaques contre les institutions irakiennes, comme celle qui a causé la mort de six Peshmergas cette semaine et pour laquelle j’ai fait adresser au Président Barzani toutes mes condoléances »

« La souveraineté de l’Irak, et du Kurdistan en son sein, sont indispensables à la stabilité régionale », a ajouté le Président français en référence à la région autonome du nord de l'Irak, à majorité kurde.

« Tout doit être fait pour éviter que l’Irak ne soit entraîné dans l’escalade en cours. La France demeure aux côtés de ses partenaires irakiens », a conclu Emmanuel Macron.

Cette prise de position intervient alors que la région autonome du nord de l’Irak connaît une multiplication d’attaques ces dernières semaines. Une frappe récente a notamment coûté la vie à six membres des forces peshmergas dans la zone de Soran, près de la frontière iranienne.

Les autorités locales ont dénoncé une agression visant directement leurs forces de sécurité, dans un climat régional marqué par des tensions accrues entre l’Iran et plusieurs acteurs présents en Irak. Le président du gouvernement régional, Nechirvan Barzani, a qualifié cette attaque de violation de la souveraineté, appelant à une réaction de Bagdad et de la communauté internationale.

Des attaques de drones et de missiles ont été signalées à plusieurs reprises depuis le début du mois de mars dans le nord du pays, ciblant aussi bien des bases militaires que des zones sensibles, dans le contexte plus large d’une escalade régionale impliquant Israël, les États-Unis et l’Iran.

La frappe ayant visé la résidence de Barzani à Dohouk s’inscrit ainsi dans une dynamique de déstabilisation croissante, alors que cette zone était jusqu’ici considérée comme relativement plus sûre que d’autres régions irakiennes.