Monde

L'Union européenne reconnaît les violations persistantes contre les migrants à ses frontières

- Selon un rapport de l'Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne

Beraa Göktürk   | 24.09.2021
L'Union européenne reconnaît les violations persistantes contre les migrants à ses frontières La Turquie a secouru 42 migrants refoulés et humiliés par les forces grecques, le 29 juin 2021. 12 des migrants avaient été entièrement déshabillés par les autorités grecques

Brussels Hoofdstedelijk Gewest

AA / Bruxelles

L'Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne a reconnu la persistance des refoulements aux frontières de l'UE, des abus et des conditions difficiles dans les centres de détention et d'accueil.

C’est ce qui ressort d’un rapport de l'Agence couvrant la période allant du 1er au 30 juin, qui a confirmé la poursuite du refoulement contre les migrants, incluant le recours à la violence.

Le rapport a souligné que les mineurs non accompagnés ou avec leurs familles, en quête d'asile, sont détenus dans des centres de rétention en Bulgarie, en Croatie, dans la partie grecque de Chypre, en France, en Grèce et en Pologne.

Le rapport a souligné les problèmes rencontrés par les migrants en Italie, où ils sont contraints de rester à bord des navires, après avoir été secourus, au lieu d'être débarqués à terre, sous prétexte de quarantaine, dans le contexte de la pandémie de coronavirus.

À Malte, le rapport a signalé des retards dans les opérations de recherche et de sauvetage, des allégations selon lesquelles des migrants auraient été forcés de retourner à la mer et des migrants, victimes de violences dans les centres de détention avant leur expulsion.

Dans une même perspective, le rapport a confirmé la surpopulation persistante dans les centres de rapatriement de la partie grecque de Chypre, et la privation de liberté des personnes qui y vivent.

Le rapport a également souligné que plus de 400 migrants ont entamé une grève de la faim, en Belgique, pendant des semaines et que les risques encourus par les migrants qui tentent de traverser la France vers le Royaume-Uni, par la mer, ont augmenté.

Dans un rapport publié le 23 juin, Amnesty International a affirmé que le fait de forcer les migrants à retourner en Turquie est devenu, de facto, une politique frontalière de la Grèce.

Le même rapport a confirmé que la Grèce continue de pratiquer la torture et les mauvais traitements des migrants et de les pousser à retourner en Turquie.

Pour sa part, l'Agence des droits fondamentaux a souligné dans son rapport que les pratiques de la Grèce incluent la détention, par la police, de migrants qui traversent la frontière dans des bâtiments inconnus, sans prendre aucune mesure officielle, et ce, après avoir confisqué leurs téléphones et leurs documents d'identité.

* Traduit de l’arabe par Mounir Bennour.

Seulement une partie des dépêches, que l'Agence Anadolu diffuse à ses abonnés via le Système de Diffusion interne (HAS), est diffusée sur le site de l'AA, de manière résumée. Contactez-nous s'il vous plaît pour vous abonner.