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Lettre empoisonnée envoyée à Trump : perquisition dans la banlieue de Montréal

La perquisition a été effectuée au domicile de Pascale Ferrier (53 ans), interpellée la veille à la frontière canado-américaine.

Hatem Kattou   | 22.09.2020
Lettre empoisonnée envoyée à Trump : perquisition dans la banlieue de Montréal

Canada

AA / Montréal / Hatem Kattou

Une vaste opération de la police canadienne a été effectuée, lundi, à Longueuil (banlieue de Montréal), dans le cadre de l’enquête menée sur le courrier empoisonné envoyé à la Maison Blanche, a déclaré aux médias locaux une source de la Gendarmerie royale canadienne (GRC).

La perquisition effectuée par la police canadienne a été menée au domicile de Pascale Ferrier, une femme de 53 ans, qui a été interpellée la veille alors qu’elle tentait de franchir la frontière pour se rendre aux Etats-Unis, en possession d’une arme à feu, selon des médias américains.

« Notre équipe d'intervention en cas d'incident chimique, biologique, radiologique, nucléaire et explosif (CBRNE) mène l’opération », a souligné le Caporal Charles Poirier de la GRC.

« Les policiers et les pompiers de Longueuil étaient également sur place », a poursuivi la même source.

« C’est une demande d’assistance du FBI en lien avec les lettres qui auraient été envoyées aux Etats-Unis, dont une qui a été envoyée à la Maison Blanche. Il est question d’une substance extrêmement toxique », a ajouté Poirier.

« C’est pour ça qu’on prend toutes ces mesures pour protéger la population et nos policiers qui font la perquisition et nous avons évacué l’immeuble visé par la perquisition », a expliqué le caporal.

Selon des informations diffusées par certains médias, la lettre aurait été postée à Saint-Hubert (localité de Longueuil) avant d'être acheminée dans un centre de tri de Montréal, pour être envoyée vers les États-Unis.

D’après la GRC, Pascale Ferrier avait été emprisonnée dans le passé au Texas aux États-Unis, pour des « crimes impliquant des armes à feu ».

Notons qu’un centre correctionnel et le bureau de shérif du comté d'Hidalgo, au Texas, ont reçu, en plus de la Maison Blanche, des lettres empoisonnées à la ricine, au courant de la semaine passée.

Une lettre contenant de la ricine a été interceptée dans un établissement gouvernemental américain chargé de filtrer le courrier adressé à la Maison Blanche et au président Donald Trump, a dévoilé une source anonyme, selon des médias américains de renom.

La ricine est le poison le plus violent du règne végétal, 6000 fois plus puissant que le cyanure. Il s'agit d'une substance mortelle en cas d'ingestion, d'inhalation ou d'injection, et contre laquelle il n'existe pas d'antidote.

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