AA / Bruxelles / Melike Pala
Les Pays-Bas ont annoncé lundi la suspension temporaire des opérations de rapatriement de leurs ressortissants depuis les pays du Moyen-Orient, invoquant des risques sécuritaires.
Le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Tom Berendsen, a expliqué que les évacuations ne pouvaient actuellement être organisées « en toute sécurité » en raison de la fermeture de plusieurs espaces aériens dans la région, selon des propos rapportés par la chaîne publique NOS.
« L’espace aérien est fermé. Si l’on souhaite ramener les personnes chez elles, cela doit se faire dans des conditions sûres. À ce stade, ces options ne sont pas disponibles », a-t-il déclaré.
Le ministère a rappelé que les opérations de rapatriement demeurent des mesures exceptionnelles, complexes à mettre en œuvre, et qu’aucune obligation légale n’impose à l’État de procéder à de telles évacuations.
Les autorités reconnaissent par ailleurs ne pas être en mesure de déterminer avec précision le nombre de ressortissants néerlandais actuellement présents dans la région, l’inscription auprès des ambassades n’étant pas obligatoire. Selon le chef de la diplomatie, ce nombre pourrait néanmoins être « significatif », compte tenu des flux touristiques et des déplacements professionnels.
Le centre de crise du ministère indique avoir reçu plus de 1 000 demandes d’information de la part de citoyens cherchant à quitter la région ou à organiser le départ de proches.
Dans ce contexte de tensions accrues, Tom Berendsen a également mis en garde contre le risque d’escalade régionale, soulignant l’importance stratégique du détroit d’Ormuz pour le commerce mondial, en particulier pour les approvisionnements énergétiques à destination de l’Europe.
À la suite des frappes conjointes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran ce week-end, des informations ont évoqué l’envoi de messages attribués au Corps des gardiens de la révolution islamique à des navires souhaitant transiter par le détroit d’Ormuz, les avertissant qu’« aucun bâtiment ne serait autorisé à passer ».
« Il est essentiel que la navigation puisse se poursuivre dans cette zone », a insisté le ministre, précisant que les Pays-Bas se tiennent prêts à contribuer à d’éventuels dispositifs de sécurisation si une demande en ce sens leur était adressée.
« Nous nous préparons à tous les scénarios. Si une telle sollicitation devait intervenir, nous serions en mesure de prendre une décision rapidement », a-t-il conclu.
* traduit de l'anglais par Ayse Betul Akcesme