AA / Ankara
Des médiateurs ont indiqué que l’Iran n’avait pas demandé de suspension des frappes visant ses installations énergétiques et n’avait pas encore apporté de réponse définitive à une proposition américaine visant à mettre fin au conflit, ont rapporté des médias jeudi.
Le président américain Donald Trump avait déclaré plus tôt que les frappes contre le secteur énergétique iranien seraient suspendues pendant dix jours, jusqu’au 6 avril, affirmant que cette prolongation avait été demandée par Téhéran, selon le Wall Street Journal.
Cependant, des médiateurs ont affirmé que l’Iran n’avait formulé aucune demande en ce sens, selon la même source.
Des responsables iraniens ont indiqué être ouverts à des négociations, tout en précisant que les dirigeants du pays n’avaient pas encore pris de décision finale.
Les États-Unis ont présenté un plan en 15 points proposant un allègement des sanctions en échange de concessions de la part de l’Iran.
Cette proposition inclut des conditions portant sur le programme nucléaire iranien, ses activités balistiques ainsi que son implication régionale.
Des responsables iraniens ont demandé aux États-Unis de réduire ce qu’ils qualifient d’exigences excessives.
Ils ont également rejeté l’idée de faire des discussions sur les programmes de missiles un point de départ des négociations et ont indiqué ne pas vouloir s’engager à mettre fin de manière permanente à l’enrichissement de l’uranium.
Selon les médiateurs, les perspectives d’un cessez-le-feu demeurent faibles, les deux parties maintenant des positions jugées inacceptables par l’autre camp.
* Traduit de l'anglais par Serap Dogansoy