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Les dirigeants européens activent le mécanisme de règlement du différend nucléaire avec l'Iran

Les dirigeants du Royaume-Uni, de la France et de l'Allemagne ont déclaré qu'ils travaillaient sur un mécanisme pour résoudre le différend nucléaire “en raison du non-respect par Téhéran de ses obligations”.

Meher Hajbı   | 14.01.2020
Les dirigeants européens activent le mécanisme de règlement du différend nucléaire avec l'Iran

Germany

AA / Berlin

Les dirigeants britannique, français et allemand ont annoncé, mardi, leur activation du mécanisme de règlement des différends inclus dans l'Accord nucléaire avec l'Iran, dans le contexte du “manquement” de Téhéran à ses obligations au titre de l'accord.

C’est ce qui ressort du communiqué rendu public par les trois pays européens, selon l'agence de presse américaine “Associated Press”.

“Aujourd'hui, nous enregistrons nos craintes que l'Iran ne respecte pas ses obligations et nous a laissé sans choix en raison des actions que mène Téhéran”, ont ainsi déclaré les chefs d'État.

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, a fait savoir, dans un communiqué distinct, que “les trois pays européens ne peuvent plus laisser sans réponse les violations croissantes de l'Accord nucléaire par l'Iran”.

“Notre objectif est clair, nous voulons maintenir l'accord et parvenir à une solution diplomatique en son sein, et nous appelons l'Iran à participer de manière constructive au processus de négociation qui a commencé maintenant” a-t-il poursuivi.

En effet, le mécanisme de règlement des différends signifie que si l'une des parties à l'accord sur le nucléaire estime que l'autre partie ne remplissait pas ses obligations, elle peut recourir à un certain nombre de mesures pour régler le problème. Le dossier pourrait également parvenir au Conseil de sécurité de l'ONU pour imposer de nouvelles sanctions.

En mai 2018, Washington s'est retiré de l'accord nucléaire de 2015 entre l'Iran et le groupe 5+1, qui comprend la Russie, le Royaume-Uni, la Chine, les États-Unis, la France et l'Allemagne et a imposé des sanctions économiques à Téhéran.

L'accord prévoyait l'engagement de Téhéran à abandonner, pour une période d'au moins 10 ans, des éléments essentiels de son programme nucléaire et à le restreindre de manière significative dans le but de l'empêcher d'acquérir la capacité de développer des armes nucléaires, en échange de la levée des sanctions qui lui sont imposées.

Le 5 janvier, l'Iran a annoncé la suspension de tous ses engagements dans le cadre de l'accord nucléaire, dans le contexte du meurtre du Commandant de la "Force al-Quds" iranienne Qassem Soleimani, lors d'un raid américain en Irak.

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