Le Royaume-Uni ne se laissera pas "entraîner" dans le conflit au Moyen-Orient, réaffirme le Premier ministre britannique

- Keir Starmer présidera mardi une réunion d’urgence du COBRA sur la guerre en Iran

AA / Londres / Burak Bir

Le Premier ministre britannique a réaffirmé lundi que le Royaume-Uni ne se laissera pas « entraîner » dans le conflit au Moyen-Orient, invoquant l’intérêt national.

« Je prendrai toujours des décisions dans l’intérêt national. C’est pourquoi nous ne nous laissons pas entraîner dans le conflit au Moyen-Orient, et c’est pourquoi nous nous battons pour protéger votre niveau de vie », a déclaré Keir Starmer sur X, le réseau social américain.

Interpellant les partis d’opposition sur leur position concernant la guerre en cours avec l’Iran, il a affirmé que le gouvernement travailliste répondait avec « espoir et fierté ».

La semaine dernière, Starmer avait déclaré qu’il existait une « nette divergence » de vues entre lui et le président américain Donald Trump.

« Mon sentiment est qu’une grande partie de ce qui est dit et fait vise à faire pression sur moi pour que je change d’avis, mais je ne le ferai pas », a-t-il confié à Sky News.

Par ailleurs, le Premier ministre doit présider mardi une réunion d’urgence du comité COBRA consacrée à la guerre avec l’Iran.

Il doit également tenir, plus tard lundi, une table ronde avec des dirigeants du secteur de l’énergie.

Ses propos interviennent dans un contexte de tensions entre les deux alliés transatlantiques, alors que le président américain a renouvelé ses critiques à l’égard du Royaume-Uni pour avoir initialement refusé d’autoriser l’armée américaine à utiliser les bases britanniques lors des premières frappes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran, le 28 février.

Le Royaume-Uni a finalement autorisé cet accès dans le cadre d’actions qualifiées de « défensives », alors que l’Iran lançait des missiles et des drones à travers le Golfe. Mais Starmer a depuis insisté sur le fait que Londres ne participera pas à la guerre contre l’Iran.

L’escalade régionale se poursuit depuis que les États-Unis et Israël ont lancé une offensive contre l’Iran le 28 février, faisant plus de 1 340 morts à ce jour, dont le guide suprême de l’époque, l’ayatollah Ali Khamenei.

L’Iran a riposté par des frappes de drones et de missiles visant Israël, la Jordanie, l’Irak et plusieurs pays du Golfe accueillant des installations militaires américaines, provoquant des victimes et des dégâts aux infrastructures, tout en perturbant les marchés mondiaux et le trafic aérien.