Le Koweït réagit à l’incendie d’un réservoir de carburant à l’aéroport international ciblé par des « drones hostiles »

- Les autorités affirment que l’incendie a été déclenché par une attaque de drones, tandis que les défenses aériennes interceptaient missiles et drones

AA / Istanbul / Mohammad Sio

Les autorités koweïtiennes ont déclaré mercredi qu’elles intervenaient pour un incendie touchant un réservoir de carburant à l’aéroport international du Koweït, après qu’il a été ciblé par des « drones hostiles ».

Dans un communiqué relayé par l’Agence de presse du Koweït, un porte-parole des pompiers a indiqué que les équipes de lutte contre l’incendie, soutenues par l’armée, la Garde nationale et des unités du secteur pétrolier, travaillent à maîtriser le sinistre.

Les équipes d’urgence ont également traité quatre autres incendies dans différents lieux, déclenchés par des débris tombants, a-t-il ajouté.

Par ailleurs, un porte-parole du ministère de la Défense a précisé que les défenses aériennes avaient détecté 20 missiles balistiques et neuf drones hostiles au cours des dernières 24 heures, sans faire de victimes.

Il a indiqué que 13 missiles et six drones ont été détruits, tandis que deux drones ont frappé le réservoir de carburant de l’aéroport, provoquant l’incendie actuellement en cours de maîtrise.

Une unité de la Garde nationale a également détruit un drone et cinq autres aéronefs sans pilote dans ses zones opérationnelles, a ajouté le porte-parole.


- L’ambassadeur d’Iran convoqué

Le ministère koweïtien des Affaires étrangères a indiqué avoir convoqué l’ambassadeur d’Iran, Mohamad Toutonji, pour la troisième fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février, lui remettant une note de protestation officielle contre la poursuite des frappes.

Dans un communiqué, le ministère a précisé que cette convocation fait suite au ciblage de réservoirs de carburant à l’aéroport international du Koweït, qu’il a qualifié de « grave violation » du droit humanitaire international, soulignant que l’aéroport est une installation civile.

Le ministère a fermement condamné l’attaque, la qualifiant de « violation flagrante » de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de l’espace aérien koweïtiens, ainsi qu’une infraction au droit international, à la Charte des Nations unies et aux principes de bon voisinage.

Il a appelé à l’arrêt immédiat des attaques, tenant l’Iran pleinement responsable de leurs conséquences, et a réaffirmé le droit du Koweït à la légitime défense en vertu de l’article 51 de la Charte des Nations unies.

Auparavant, la Direction générale de l’aviation civile avait indiqué que des drones avaient ciblé un réservoir de carburant à l’aéroport international du Koweït, provoquant un incendie sur le site. Les premiers bilans faisaient état uniquement de dommages matériels.

L’escalade régionale se poursuit depuis le lancement, le 28 février, d’une offensive conjointe américano-israélienne contre l’Iran, qui a fait jusqu’à présent plus de 1 340 morts, dont l’ancien Guide suprême Ali Khamenei.

Téhéran a riposté par des frappes de drones et de missiles ciblant Israël ainsi que les installations militaires américaines en Jordanie, en Irak et dans les pays du Golfe, provoquant des victimes, des dégâts aux infrastructures et perturbant les marchés mondiaux et l’aviation.

*Traduit de l'anglais par Ayse Bashoruz