Rania R.a. Abushamala
31 Juillet 2026•Mise à jour: 31 Juillet 2026
Le mouvement palestinien Hamas a accepté un accord écrit portant sur la deuxième phase du cessez-le-feu à Gaza, fondé sur un « paquet global » d'engagements réciproques et simultanés, à condition qu'Israël applique pleinement les dispositions de la première phase, a déclaré vendredi à Anadolu (AA) Ghazi Hamad, haut responsable du mouvement.
Membre du bureau politique du Hamas et de sa délégation de négociation, Ghazi Hamad a indiqué que le mouvement avait approuvé un « accord écrit clair » prévoyant le retrait d'Israël de la bande de Gaza, la reconstruction, le déploiement de forces internationales, la prise de fonctions du Comité national pour l'administration de Gaza ainsi que les modalités relatives aux armes.
Il a précisé que la mise en œuvre de la deuxième phase dépendait d'abord du respect par Israël de l'ensemble de ses engagements au titre de la première phase, soulignant que l'accord devait être considéré comme un ensemble unique et indivisible.
« Si Israël ne met pas en œuvre ses obligations prévues par l'accord, nous ne mettrons pas en œuvre les nôtres non plus », a déclaré Hamad.
Concernant la question des armes, il a expliqué que l'accord prévoit que les armes lourdes soient placées sous la responsabilité du Comité national pour l'administration de Gaza, parallèlement à la mise en œuvre des autres dispositions.
Selon lui, ces dispositions comprennent le retrait progressif d'Israël de Gaza jusqu'à un retrait complet, la prise de fonctions du Comité national, le déploiement de forces internationales ainsi que le démantèlement des groupes armés qui, selon lui, agissent « pour le compte d'Israël ».
Ghazi Hamad a également indiqué que l'accord prévoit la création d'un comité international de supervision chargé de suivre en permanence sa mise en œuvre.
Il a annoncé que le Hamas participerait dans les prochains jours à un nouveau cycle de négociations afin de finaliser les mécanismes et le calendrier d'application. La délégation de négociation du mouvement doit rencontrer les médiateurs, des représentants américains ainsi que Nikolay Mladenov, que Hamad a présenté comme le haut représentant du Conseil de la paix.
Il a toutefois souligné qu'Israël n'avait pas encore annoncé officiellement son approbation de l'accord.
Ghazi Hamad a qualifié cet accord de « douloureux et difficile » pour le Hamas, expliquant que le mouvement espérait obtenir un meilleur compromis, mais qu'il l'avait accepté en raison de la situation à Gaza, de ce qu'il décrit comme un « génocide » en cours et de la catastrophe humanitaire.
Selon lui, le Hamas a accepté cet accord afin d'épargner à Gaza de nouvelles destructions et de faire échouer ce qu'il qualifie de projets israéliens visant à déplacer les Palestiniens de l'enclave et à poursuivre l'offensive.
Il a enfin précisé que cet accord faisait suite à « des consultations nationales palestiniennes et à des réunions avec les différentes factions palestiniennes », afin de parvenir à une position palestinienne unifiée et consensuelle.
* Traduit de l'anglais par Adama Bamba