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Le chemin de la paix au Caucase du Sud passe par le respect du droit interne azerbaïdjanais (Entretien)

- L'Agence Anadolu (AA) s'est entretenue dimanche avec le juriste franco-azerbaïdjanais Zaur N. Sadigbayli, suite à la publication, la semaine passée, d'une de ses tribunes sur la question arménienne, dans « Le Club de Mediapart »

Ekip   | 07.12.2021
Le chemin de la paix au Caucase du Sud passe par le respect du droit interne azerbaïdjanais (Entretien)

France



AA / Paris / Ümit Dönmez

Né à Erevan, Zaur N. SadigBayli est administrateur civil, juriste, commentateur politique, Français d’origine azerbaïdjanaise.


Q : Monsieur SadigBayli, vous avez récemment publié une tribune dans « Le Club de Mediapart », intitulée "Azerbaïdjan–Arménie : de l'Accord tripartite de 2020 au chemin vers la paix". Pourquoi avez-vous publié cette tribune alors que la seconde guerre du Karabakh a pris fin il y a déjà plus d'un an, suite à l'accord tripartite signé à Moscou ? Quel(s) objectif(s) vous êtes-vous défini(s) à travers sa publication ?



R : En effet, j’ai poursuivi plusieurs objectifs à travers ma tribune, que Le Club de Mediapart a accepté de publier.


Tous d’abord je voudrais noter que depuis 25 ans que je vis en France, mon constat est toujours le même et malheureusement, il est amer. L'expression dans les médias français est fortement limitée pour les Azerbaïdjanais (et Turcs), surtout dans les médias audiovisuels. On peut dire que le débat en France est biaisé par les représentants de la diaspora arménienne (quelle que soit leur qualité) et leurs soutiens dans l’establishment français. Plus exactement il n’y a tout simplement aucun débat. Mon intime conviction est que cela ne sert à rien et même envenime davantage les relations entre la France et l’Azerbaïdjan.

Le seul média en France qui nous a donné la parole et nous a permis de nous exprimer lors des débats à la télévision a été la chaîne « RT France ». C’était pendant la guerre de 44 jours. J’ai déjà pu dire à l’antenne que j’étais assez surpris qu’une chaîne affiliée à l’État russe dont la directrice générale était Mme Margarita Simoniyan, une Arménienne connue en Russie, nous permettait de nous exprimer et d’avoir un débat équilibré et équitable, alors qu'aucun média de l’audiovisuel français ne nous a reconnu ce droit.

Plus encore, tous les reportages plus au moins objectifs ou équilibrés sur toutes les chaînes de la télévision françaises ont été malmenés par le lobby arménien : les journalistes et rédactions menacés, et les reportages et vidéos finalement retirés de l’Internet.

Je constate que le CSA, le CNIL et le Gouvernement français en portent une grande responsabilité, car beaucoup d’Azerbaïdjanais observent le manque de neutralité de la France perçue comme un pays pro-arménien, avec une position injuste. Nombreux sont également ceux qui n’y voient aucune perspective positive. Ainsi ces derniers mois des voix se sont levées en Azerbaïdjan pour faire exclure la France du groupe de Minsk et plus encore – reconsidérer les relations avec ce pays à tous les niveaux.

Bien entendu, cette situation ne peut que profiter au lobby arménien qui continue à contribuer à la dégradation des relations entre la France et l’Azerbaïdjan. Certains responsables politiques français ont une attitude irresponsable, ne servant que leurs propres intérêts électoraux et commettent à mon sens des actes de haute trahison.

En tant que Français d’origine azerbaïdjanaise, je refuse d’observer sans rien faire la détérioration des relations entre nos deux pays. Donc, à mon sens, il faut continuer à se battre pour briser ce blocus de la diaspora arménienne partout dans le monde et surtout en France !

Je ne vous cache pas que j’ai soumis d’abord ma tribune à deux reprises à un grand quotidien français, que je ne citerai pas ici, mais qui a refusé de la publier prétextant le manque « chronique » de place. Ceci est inacceptable dans un pays qui copréside le Groupe de Minsk et prône la liberté d’expression.

Il est grand temps de se rendre compte que le lobby arménien a pris en otage tout l’establishment français et a monopolisé toute expression au sujet de l’Azerbaïdjan et de la Turquie. C’est une des raisons des problèmes dans les relations bilatérales entre la France avec ces deux pays.

Alors, malgré l’action néfaste du lobby arménien, malgré le blocus, nous continuerons à nous exprimer par tout moyen au nom de la liberté d’expression. Je considère pour ma part que l’opinion publique en France, les citoyens français et vos lecteurs ont droit d’accéder à un point de vue différent de celui exprimé par les Arméniens ou pro-arméniens. Surtout dans les sujets si importants qui touchent au sort des Arméniens du Karabakh ou aux frontières entre les deux pays.


Q : Quels sont les obstacles actuels pour arriver à une paix durable dans le Caucase du Sud ? Qu'attendez-vous de la partie arménienne ?


R : A mon sens, à l’heure actuelle, les principaux obstacles sont l’action néfaste, voire toxique de la diaspora arménienne, plus précisément sa pression sur le gouvernement arménien, ainsi que l’action des nationalistes radicaux arméniens représentés en Arménie par la funeste FRA Dashnaktsutsun [parti national socialiste arménien, NDLR], ainsi que par certains groupes paramilitaires qu’elle avait créés comme VOMA et POGA.

Ces politiques visent à promouvoir les idées revanchardes de l’Arménie, faire croire qu’il serait possible de réarmer l’Arménie et de partir en guerre pour réoccuper la partie du Karabakh libérée et des régions autour, voire d’aller plus loin à l’intérieur des terres en Azerbaïdjan. Oui, le plus grand danger reste le nationalisme arménien exacerbé, l’extrémisme arménien, les idées appelées en arménien « miatsum ». Pour ceux qui ne le savent pas, ce terme désigne la « libération » de toutes les terres arméniennes, entendu des territoires actuellement en Anatolie Orientale (Turquie), en Azerbaïdjan, mais aussi en Géorgie et même au nord de l’Iran. En fait, l’Arménie a des revendications territoriales envers tous ses voisins, celles envers la Turquie sont bien connues, celles envers l’Azerbaïdjan se sont soldées par les revendications territoriales dès 1988 sur le Haut-Karabakh et puis l’agression et la guerre non déclarée à partir de 1991 et les conséquences que nous avons tous connues : plus de 35 mille morts, dont plus de 25 mille Azerbaïdjanais, les massacres des populations civiles azerbaïdjanaises, notamment le génocide de Khodjaly du 26 février 1992 et l’occupation de tout le Karabakh et des sept régions avoisinantes.

Comme j’ai pu l’exposer dans un débat sur RT France avec M. Tigran Yegavyan, le problème de l’Arménie est ce nationalisme exacerbé, ce positionnement qui a été adopté par ses élites tout au long du XXe siècle et qui persiste toujours.

Je vous invite à ce titre de lire attentivement mes souvenirs sur l’Arménie que j’ai publié dans un article intitulé « Je suis né en Arménie » sur le portail musulmansenfrance.fr. J’y parle par exemple de ce jeu d’enfants que jouent tous les enfants en Arménie appelé « danak tingotsi » (le plantage de couteau). Ce jeu consiste littéralement à prendre de la TERRE à son voisin, le but de jeu étant de modifier des « frontières » dans un cercle en plantant le couteau entre les joueurs à tour de rôle.

Ceci n’est pas le seul exemple, mais pour moi il est le plus significatif.

Donc à l’heure d’aujourd’hui, pour parvenir à la Paix durable, l’Arménie doit faire une réflexion profonde sur son histoire, sur les erreurs du passé et combattre les idées de Dashnaktsutsun et toute forme de nationalisme exacerbé, de la haine envers ses voisins et des idées revanchardes. Car la seule alternative à la Paix serait une nouvelle guerre encore plus dévastatrice, avec de nouvelles pertes de vies humaines des deux côtés.



Q : Pensez-vous que ces éléments suffisent à stabiliser la région et à ouvrir la voie à la sécurité et au développement économique du Caucase du Sud ? Y a-t-il d'autres sujets préoccupants selon vous ?


R : Les éléments que j’ai développés dans ma tribune devraient permettre, à mon sens, de parvenir à la Paix durable. Comme exposé, il s’agit de trois points essentiels :

En premier lieu, c’est la démilitarisation complète de la partie restante du Karabakh actuellement sous la garde russe. Il s’agit des armes lourdes, mais aussi des armes légères. Cela est conforme au droit azerbaïdjanais.

Puis, il faut résoudre les questions liées au statut des personnes, droit au séjour et au travail. Et là, on est au cœur du problème. Car à l’instar de tous les pays du monde, sans exception, l’Azerbaïdjan ne peut pas garder sur son territoire les séparatistes, les terroristes et des représentants d’un groupe paramilitaire quelconque.

Aucun pays au monde n’accepterait de reconnaître la qualité d’un citoyen à quelqu’un qui ne reconnaît pas son indépendance (souveraineté) et intégrité territoriale, voire plus encore souhaite faire arracher, les armes à la main, une partie de son territoire pour en faire une enclave homogène en expulsant tous les autres citoyens de ce pays. Il en va de même en ce qui concerne les personnes qui voudront rester étrangères (par exemple Arméniens de l’Arménie) mais avoir le droit au séjour et au travail en Azerbaïdjan.

Enfin, il faudra faire organiser des élections dans les municipalités ainsi que des élections partielles au Parlement azéri et ensuite construire les relations avec ces communes de la partie restante du Karabakh. Ces relations ne peuvent être construites que dans le cadre de la Constitution de la République d’Azerbaïdjan. Les dispositions que j’ai citées sont similaires au mécanisme de décentralisation qu’on connaît bien en France, en Europe et dans d’autres pays. Il faudrait possiblement faire des ajustements, notamment en ce qui concerne le contrôle dit a posteriori par un juge, en cas d’un litige avec l’autorité exécutive (le représentant de l’État, le Préfet).

Toutes les autres questions (par exemple celle de la formation des policiers municipaux ou encore la détention des armes légères pour la chasse) en découlent et peuvent être résolues par la suite.



Q : Quelles garanties l'État azerbaïdjanais apporte-t-il pour assurer la pérennité des droits des Arméniens d'Azerbaïdjan ?


R : Contrairement à ce que veulent faire croire les Arméniens de la diaspora ou leurs soutiens, les Arméniens en tant qu’une ethnie ne craignent rien en Azerbaïdjan. Il y a actuellement plus de 30 000 Arméniens qui vivent en Azerbaïdjan. Ce sont des personnes issues des mariages mixtes, ayant un(e) époux(se) arménien(ne), ou encore un(e) parent(e) direct(e) ou par alliance, arménien(ne).

Les Arméniens d’Azerbaïdjan sont parfaitement intégrés dans la société azerbaïdjanaise, parlent couramment la langue et sont loyaux. Plusieurs hauts dignitaires azerbaïdjanais avaient un parent ou époux(se) arménien(ne), sans que cela ne fasse obstacle à leur carrière ; et cela malgré le contexte.

Il est possible que les services de renseignement aient surveillé périodiquement certaines de ces personnes, mais je crois que dans n’importe quel pays du monde, ce serait le cas, surtout dans un contexte similaire. L’histoire a connu beaucoup d’exemples de surveillance rapprochée ou discrète allant de la relecture des courriers au filatures, écoutes, etc.

Enfin, aujourd’hui en Azerbaïdjan, il y a une institution de médiation très développée (Ombudsman) avec un réel pouvoir d’intervention et de surveillance.

L’avenir montrera le chemin que prendra l’Azerbaïdjan. Toutefois à mon sens, il fera tout pour intégrer les Arméniens du Karabakh dans la société azerbaïdjanaise. Cela passe aussi par l’apprentissage de la langue azerbaïdjanaise, comme des quotas par exemple pour les études dans les établissements d’enseignement supérieur azerbaïdjanais (tel était déjà le cas pendant le période de l’URSS).

Certaines compétences restant des compétences des autorités régionales ou même centrales, les dotations budgétaires seront très certainement apportées aux communes du Karabakh.



Q : Qu'adviendra-t-il des droits bafoués de plus de 250 000 Azerbaïdjanais expulsés d'Arménie à la fin des années 1980 ?


R : C’est une des questions qui serait abordée dans les négociations en vue de la conclusion d’un traité de paix définitif. Actuellement les deux pays négocient hardiment la délimitation et démarcation des frontières.

Sans entrer dans les détails, je voudrais dire qu’il est possible que des ajustements soient menés sur les frontières actuelles. En fait, la Russie a proposé de revenir aux frontières telles qu'elles étaient au 29-30 décembre 1922, la date de formation de l’URSS.

Le contentieux sous-jacent entre les deux pays réside dans ce que des parcelles du territoire azerbaïdjanais ont été illégalement attribuées à l’Arménie, sous la pression des nouvelles élites arméniennes. Je voudrais rappeler par exemple qu’en 1953, 100 000 (cent mille) Azerbaïdjanais ethniques ont été déplacés de force en Azerbaïdjan depuis l’Arménie, car il avait été prévu que 100 mille Arméniens de la diaspora rentrent en RSS de l’Arménie.

Sauf que la quasi-majorité de ces Arméniens revenus en Arménie ont par la suite quitté le territoire de la RSS d’Arménie sans que les Azerbaïdjanais puissent revenir dans leurs foyers.

Il en va de même en ce qui concerne le Nakhitchevan, sauf qu’il serait plus facile de traiter la question de Nakhitchevan, pour la simple raison que la frontière entre l’Arménie et Nakhitchevan est statutaire. Elle est fixée dans les annexes I (C) du Traité de Moscou et l’annexe 3 du Traité de Kars. Il sera donc facile de demander la restitution des parcelles de Nakhitchevan illégalement attribuées à l’Arménie.

Si certaines parcelles du territoire azerbaïdjanais sont restituées par l’Arménie, alors il est possible qu’une partie de mes compatriotes puisse aller s’y installer. Il est possible aussi d’avoir des échanges des petites parcelles afin d’éviter la formation des enclaves de part et d’autre de la frontière.

Le nombre de mes compatriotes expulsés en 1988-1989 de l’Arménie est égal à 280 mille personnes au moins. Les nombreux toponymes azerbaïdjanais ont été arménisés par l'Arménie.

De façon scandaleuse, la doctrine juridique arménienne les a considérés comme étant des «Gastarbeiter», c’est-à-dire des travailleurs temporaires étant rentrés dans leur pays d’origine. Cette considération est tout à fait illégale, car est en totale violation avec les principes du droit international public. Vous ne pouvez pas priver arbitrairement des personnes du droit de sol et du droit du sang. Rappelons que les deux droits ont été absolument acquis par les Azerbaïdjanais ethniques de l’Arménie.

Les Arméniens doivent comprendre que seul le retour des Azerbaïdjanais en Arménie ouvrira la voie au même retour pour les Arméniens d’Azerbaïdjan.



Q : Comment l'État azerbaïdjanais compte-t-il s'y prendre pour assurer le retour de plus de 700 000 Azerbaïdjanais expulsés des régions qui étaient occupées par les colons arméniens pendant trois décennies ?


R : Les négociations sont actuellement en cours afin que l’Arménie communique toutes les cartes des mines. Le refus de ce pays a amené l’Azerbaïdjan d’aller devant la Cour internationale de Justice (CIJ) de la Haye et une première décision, justement sur les mesures dites urgentes, devra être connue le 7 décembre.

Le déminage est la première étape. Il est très important. Avec cela, il faudra certainement décontaminer certains endroits, car on sait maintenant que des déchets toxiques y ont été enfouis. De même, certaines cultures devraient être éliminées. Il s’agit des cultures de pavot et du cannabis largement repandues sur les territoires anciennement occupés pendant près de 30 ans.

La seconde serait la reconstruction ou la réhabilitation de l’habitat et des entreprises des territoires anciennement occupés et celles du Karabakh libéré.

L’Azerbaïdjan a déjà construit en une seule année des routes, des aéroports et des centrales de distribution d’électricité. Il s’agit aussi d’autres viabilités. Des projets des villes et villages modernes voient le jour. L’Azerbaïdjan voudrait utiliser de nouvelles technologies, ainsi que celles de l’économie dite renouvelable en respectant l’écologie et le développement durable.

Pour que ces zones soient économiquement viables, des programmes d’agriculture durable, d’élevage, de transhumance et de tourisme verront le jour.

N’oublions pas non plus le développement culturel de la province, Choucha, étant la capitale culturelle de l’Azerbaïdjan.



Q : En conclusion de cet entretien, avez-vous un message particulier à adresser aux lecteurs, et peut-être plus en particulier au public franco-arménien, franco-azerbaïdjanais et franco-turc ?


R : J’ai déjà exprimé cela plusieurs fois aux Arméniens, sans distinction, que ce soient les Arméniens de l’Arménie (où je suis né), comme ceux de la diaspora ou encore ceux qui sont restés au Karabakh. Je me suis adressé à eux à plusieurs reprises avec ces trois mots en arménien « hayere lsek indz » (Arméniens écoutez-moi).

Mon message consiste à dire qu’il faut, à présent, écouter la voix de la raison. Il faut abandonner les revendications territoriales envers ses voisins. Il faut avoir une vision critique de sa propre histoire. Certainement demander des comptes aux élites et intellectuels du pays.

Car nombreux sont les Arméniens qui sont convaincus des erreurs passées, qui reprouvent les actions de FRA Dashnaktsutsun, qui ne veulent pas de la nouvelle guerre et des nouvelles pertes humaines.

Le problème des Arméniens est la peur. Car personne ou trop peu d’entre eux osent parler ou dénoncer. Les Arméniens qui osent le faire sont très rares et sont immédiatement pris pour cible dans les médias et sur les réseaux sociaux.

À mes compatriotes franco-azéris, je voudrais dire « ayez confiance, n’abandonnez jamais, ne baissez pas les bras. Le chemin serait encore long et difficile, mais ensemble nous arriverons à faire connaître en France aux Français et à l’opinion publique de la France, des vérités historiques et divers faits sur l’Azerbaïdjan ».

Tous ceux qui ont la capacité d’écrire, de s’exprimer, doivent le faire, intelligemment. À l'ère du tout numérique, il faut faire quand même attention à ce qu’on écrit et partage. Car aucun des messages, vidéos, photos ou partages ne disparaît vraiment de la toile. D’autre part, tout ce qu’on dit pourrait être utilisé contre nous par nos adversaires.

À mes frères et sœurs franco-turcs, je voudrais dire qu’il faut enfin se réveiller. Leur passivité durant tout le XXe siècle n’a eu pour effet que de faire progresser les extrémistes arméniens. Pourtant en nombre presque égal, ils pouvaient équilibrer le débat et ça, depuis fort longtemps.

À mon sens, il faut équilibrer des choses et rétablir la parité.

Et une dernière chose très importante : je suis tout à fait confiant que des nombreuses questions internes préoccupent nos compatriotes franco-azéris ou franco-turcs. On ne peut être d’accord avec tout ou même être en opposition. Mais vu le contexte actuel, mon intime conviction est qu’il faut laisser les questions internes pour le débat à l’intérieur de nos pays.

Si quelqu’un n’est pas d’accord avec quelque chose et veut faire changer / améliorer des choses, il peut s’exprimer dans le pays (d’origine) par des moyens divers. Cela peut prendre des diverses formes : d’un engagement associatif à la création d’un groupe d’intérêt, de pression, voire d'un parti politique dans nos pays d'origine.

Nous avons besoin de l’unité et du consensus entre nous pour pouvoir agir. Car nous sommes malgré nous des porte-paroles de nos pays respectifs dans ce pays où nous sommes établis.

Seulement unis, conscients et déterminés, nous pourrons tous ensemble mener notre combat commun, dans l'esprit de la déclaration de Choucha, du 15 juin 2021, et faire reculer les extrêmes. Car notre but à tous est de laisser un monde plus sûr à nos enfants.

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