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L'armée israélienne: “nous accélérons la cadence pour empêcher l'Iran d'acquérir l’arme nucléaire“

- Selon le porte-parole officiel de l'armée israélienne, Ran Kochav, dans une interview avec la Société de radiodiffusion officielle, dans le cadre de la reprise des négociations internationales sur le nucléaire iranien

Abdel Ra'ouf D. A. R. Arnaout   | 30.11.2021
L'armée israélienne: “nous accélérons la cadence pour empêcher l'Iran d'acquérir l’arme nucléaire“

Quds

AA / Jérusalem

L'armée israélienne a déclaré qu'elle accélérait la cadence pour empêcher l'Iran de devenir un pays "nucléaire".

"Nous avons accéléré notre préparation pour empêcher l'Iran de s'établir dans le théâtre du nord, et l'empêcher de devenir un pays nucléaire", a déclaré, ce mardi, le porte-parole de l'armée israélienne, Ran Kochav.

"Quand je dis que nous accélérons la cadence contre l'Iran - je le signifie vraiment", a-t-il ajouté dans une interview avec la Société israélienne de radiodiffusion.

En réponse à la reprise des négociations internationales à Vienne, sur le programme nucléaire iranien, Kochav a déclaré : "je n'interviens pas dans les affaires politiques, mais comme nous l'avons dit précédemment, nous nous préparons à toutes les éventualités".

Les négociations internationales avec l'Iran sur son programme nucléaire ont repris, dans la journée du lundi, à Vienne.

Lors de la même journée, le Premier ministre israélien, Naftali Bennett, a appelé la communauté internationale à ne pas faire de concessions à l'Iran, dans les négociations de Vienne.

Dans un message adressé à la communauté internationale, Bennett a déclaré : "l'Iran s’assoit à la table des négociations à Vienne avec un objectif clair : mettre fin aux sanctions qui lui sont imposées, en échange de presque rien".

"L'Iran n’a pas seulement maintenu son programme nucléaire, mais à partir d'aujourd'hui, il recevra des fonds pour cela", a-t-il ajouté dans un enregistrement télévisuel, diffusé par son bureau.

Le nouveau cycle de négociations réunit Téhéran et le groupe 4+1 (Allemagne, France, Royaume-Uni, Russie et Chine) avec la prévision d’une participation indirecte des États-Unis aux négociations.

Six cycles de pourparlers ont déjà eu lieu entre l'Iran et les grandes puissances mondiales, à Vienne entre les mois d’avril et de juin, pour tenter de relancer l'accord sur le nucléaire, alors que l’organisation d'un nouveau cycle de pourparlers semblait piétiner jusqu’à récemment.

Ces négociations, qui se sont tenues sous l'égide de l'Union européenne, visent à ramener les États-Unis dans le giron de l'accord, que l’administration de l'ancien président Donald Trump, avait quitté en mai 2018, et ce, afin de contraindre l'Iran à respecter ses engagements internationaux liés à son programme nucléaire.

Téhéran insiste sur une levée complète des sanctions américaines avant de revenir à ses engagements nucléaires, abandonnés au cours des dernières années, après le retrait de Washington de l'accord et la réimposition des sanctions sévères.

* Traduit de l’arabe par Mounir Bennour.

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