La Syrie dénonce le meurtre d’un civil par Israël comme une « violation du droit international »

- Le ministère des Affaires étrangères « condamne fermement le crime commis par les forces d’occupation israéliennes dans le village d’Al-Za’aroura »


AA/Istanbul/ Esra Tekin

Le ministère syrien des Affaires étrangères a dénoncé vendredi les forces d’occupation israéliennes pour le meurtre d’un jeune homme dans la campagne de Quneitra, dans le sud de la Syrie, qualifiant cet acte de « violation flagrante du droit international humanitaire ».

Dans un communiqué, le ministère a indiqué qu’il « condamne fermement le crime commis par les forces d’occupation israéliennes dans le village d’Al-Za’aroura, qui a entraîné la mort d’un civil ».

Il a décrit l’action comme une « violation flagrante du droit international humanitaire, reflétant des politiques agressives continues visant les civils et mettant leur vie en danger ».

Le ministère a appelé la communauté internationale « à assumer ses responsabilités juridiques et humanitaires et à prendre des mesures immédiates pour stopper ces violations répétées ».

La chaîne d’État Syrian Arab News Channel a rapporté vendredi qu’un jeune homme, non identifié, a été tué lorsque les forces d’occupation israéliennes ont visé une voiture avec un obus de char à Al-Za’aroura.

Cette violation de la souveraineté syrienne intervient malgré l’annonce, le 6 janvier, d’un mécanisme de communication entre Damas et Tel Aviv, sous supervision américaine, visant à coordonner l’échange d’informations, réduire l’escalade militaire et développer des opportunités diplomatiques et économiques.

Par ailleurs, les forces israéliennes auraient avancé vendredi dans la campagne sud de Quneitra et bloqué quatre routes en érigeant des barrages de terre, selon la Syrian Arab News Channel.

Ces événements coïncident avec des manifestations de soutien aux prisonniers palestiniens dans plusieurs régions de Syrie, notamment dans les provinces du sud, Daraa et Quneitra, où les protestations se poursuivent pour le troisième jour consécutif.

Lundi, le parlement israélien, la Knesset, a adopté une loi par 62 voix contre 48, avec une abstention, permettant la peine de mort pour les prisonniers palestiniens, suscitant la célébration des partis israéliens de droite.

Cette loi s’applique aux personnes accusées d’avoir délibérément tué des Israéliens, au nombre de 117 prisonniers.

Plus de 9 500 Palestiniens sont détenus dans les prisons israéliennes, y compris des enfants et des femmes, selon des rapports de droits humains dénonçant des violations telles que la torture, la négligence médicale, la privation de nourriture et les abus sexuels.

*Traduit  de l'anglais par Sanaa Amir