Politique, Monde

La majorité des Palestiniens s'opposent à la relance de la coordination sécuritaire avec Israël

- Selon un sondage réalisé par le Centre palestinien pour l'opinion publique

Wejden Jlassi   | 25.11.2020
La majorité des Palestiniens s'opposent à la relance de la coordination sécuritaire avec Israël

Ramallah

AA/Ramallah

La majorité des Palestiniens ont exprimé leur rejet de la reprise de la coordination sécuritaire, la relance des relations et des négociations entre l'Autorité palestinienne et Israël.

Selon un sondage réalisé par le Centre palestinien pour l'opinion publique (non gouvernemental), basé à Bethléem, dans le sud de la Cisjordanie, 59% des répondants ont exprimé leur opposition à la reprise des relations avec Israël, contre 38% qui la soutienne, (12 % des participants se sont abstenus de répondre).

L'Agence Anadolu (AA) a obtenu le résumé des résultats du sondage qui démontrent que 55% des répondants en Cisjordanie et dans la bande de Gaza s'opposent à la reprise de la coordination sécuritaire avec Israël, contre 40% qui la soutienne, tandis que 12 % des participants se sont abstenus.

Le sondage a été effectué entre le 19 et le 22 novembre courant, soit à l'annonce de la reprise des relations entre l'Autorité palestinienne et Israël.

Le 17 novembre, l'Autorité palestinienne a annoncé faire machine arrière et reprendre la coordination sécuritaire et civile avec Tel-Aviv. En effet, Mahmoud Abbas avait décidé le 19 mai 2020 d'arrêter la coordination sécuritaire en signe de protestation contre le projet israélien d'annexion de pans de la Cisjordanie occupée.

Par ailleurs, 81% des personnes interrogées se sont déclarées méfiantes, à des degrés divers, quant aux engagements d'Israël notamment sur les accords signés avec l'Autorité palestinienne, contre 15% se sont dites confiantes à des degrés divers, tandis que ( 4% des participants se sont abstenus).

En ce qui concerne la relance des négociations avec Tel-Aviv, 52% des Palestiniens s'y ont opposé tandis que 43 % l'ont soutenu.

Il est à noter que les négociations de paix israélo-palestiniennes sont au point mort depuis avril 2014, et ce, pour plusieurs raisons dont le refus d'Israël de libérer des anciens détenus et d'arrêter ses activités de colonisation.

En arrêtant sa coordination avec Israël, Ramallah avait aussi arrêté de recevoir les transferts de taxes, notamment douanières, perçues par Israël pour le compte de cette institution.

Privée de ces revenus, l’Autorité palestinienne avait dû verser seulement 50% des salaires de ses fonctionnaires et ce, à une période où l’économie palestinienne tourne au ralenti en raison de la pandémie de Covid-19.


*Traduit de l'arabe par Wejden Jlassi

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