Ben Amed Azize Zougmore
08 Juin 2026•Mise à jour: 08 Juin 2026
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a condamné lundi les frappes iraniennes visant Israël, tout en appelant l’ensemble des parties à la retenue et à la reprise des négociations pour mettre fin aux hostilités.
S’exprimant lors d’un déplacement à Bordeaux, le chef de la diplomatie française a rappelé que Paris avait également condamné les frappes israéliennes menées au Liban, notamment dans la région de Beyrouth.
« Nous condamnons fermement les frappes iraniennes sur Israël, comme nous avons condamné les frappes d’Israël sur le Liban », a déclaré Jean-Noël Barrot.
Le ministre a souligné la nécessité de parvenir à un accord permettant la réouverture du détroit d’Ormuz, la cessation des combats et la reprise des discussions sur le programme nucléaire iranien.
« Il est indispensable que les parties, en particulier l’Iran et les États-Unis, se saisissent de cette opportunité », a-t-il affirmé, estimant que le conflit avait « bien trop duré ».
Selon Barrot, cette guerre « ne fait que des perdants », touchant non seulement les protagonistes directs mais également l’économie mondiale, affectée par les perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz.
« Il est donc temps de mettre fin à cette guerre », a conclu le patron du Quai d'Orsay.
Les tensions se sont intensifiées dimanche lorsqu'Israël a bombardé la capitale libanaise Beyrouth malgré un cessez-le-feu en cours, poussant l'Iran à lancer des missiles sur le nord d'Israël en représailles, Israël répondant par plusieurs vagues de frappes aériennes contre l'Iran.
La région est sous tension depuis que les États-Unis et Israël ont lancé des frappes aériennes contre l'Iran à la fin du mois de février, déclenchant des représailles iraniennes contre Israël et d'autres pays de la région accueillant des installations américaines.
Un cessez-le-feu temporaire a été conclu le 8 avril, mais les négociations ont ensuite stagné en raison de désaccords sur sa mise en œuvre et des développements régionaux ultérieurs.