Islam Uddin
01 Août 2026•Mise à jour: 01 Août 2026
AA / Istanbul
La Chine a fermement condamné samedi la décision des États-Unis d’ajouter plus de 40 entités chinoises à la liste des entreprises visées par la loi américaine sur la prévention du travail forcé ouïghour (Uyghur Forced Labor Prevention Act - UFLPA), qualifiant cette mesure de « coercition économique » et promettant de protéger les intérêts de ses entreprises, selon les médias d’État.
Un porte-parole du ministère chinois du Commerce a déclaré que la décision américaine ne reposait sur « aucune base factuelle » et a accusé Washington d’utiliser les allégations de travail forcé et de violations des droits humains comme prétexte pour imposer des sanctions unilatérales au titre de sa législation nationale, selon l’agence de presse officielle Xinhua.
Le ministère chinois a affirmé que ces mesures porteraient atteinte aux droits légitimes des entreprises chinoises et perturberaient les chaînes industrielles et d’approvisionnement mondiales.
Le porte-parole a également critiqué le calendrier de l’annonce, soulignant que les sanctions avaient été dévoilées un jour après des discussions entre responsables commerciaux chinois et américains, décrites par Pékin comme « franches et constructives » afin de maintenir des relations économiques bilatérales stables.
La Chine a réaffirmé son opposition au travail forcé, rejeté les accusations concernant la région autonome du Xinjiang, dans le nord-ouest du pays, et appelé les États-Unis à cesser ce qu’elle qualifie de « politisation » de cette question.
Pékin a indiqué qu’il prendrait les mesures nécessaires pour protéger les intérêts des entreprises chinoises.
Vendredi, les États-Unis ont ajouté 43 entreprises chinoises à leur liste noire d’importation, en raison d’allégations selon lesquelles elles seraient liées au travail forcé impliquant des Ouïghours et d’autres groupes minoritaires.
Ces ajouts, effectués dans le cadre de l’UFLPA, constituent la première extension de cette liste sous l’administration Trump et la plus importante modification depuis l’entrée en vigueur de la loi en décembre 2021.
La région du Xinjiang abrite plus de 10 millions de Ouïghours. Ce groupe turcique et musulman accuse depuis plusieurs années la Chine de discriminations culturelles, religieuses et économiques. Pékin rejette régulièrement ces accusations de violations des droits humains, affirmant qu’elles constituent une ingérence américaine dans ses affaires intérieures.
*Traduit de l’anglais par Ayse Bashoruz