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L’ONU appelle Myanmar à protéger les enfants Rohingyas

La représentante spéciale de l’ONU pour les enfants et les conflits armés, Virginia Gamba, a incité toutes les parties à Myanmar à réagir positivement à l’appel du Secrétaire général de l’ONU sur le cessez-le-feu et l’arrêt des actes hostiles.

Mona Saanouni   | 23.04.2020
L’ONU appelle Myanmar à protéger les enfants Rohingyas

New York

AA/New York/ Tarek Mohamed

L’Organisation des Nations Unies a appelé, jeudi, Myanmar à arrêter les actes hostiles et à protéger les enfants Rohingyas dans l’Etat d’Arakan, dans l’ouest du pays.

C’est ce qui ressort d’un communiqué publié par la représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU pour les enfants et les conflits armés, Virginia Gamba, dont Anadolu a eu copie.

Gamba a mis l’accent sur l’importance d’ « appliquer toutes les mesures nécessaires pour la protection des enfants contre les actes hostiles, surtout que les derniers chiffres montrent une hausse du nombre des victimes parmi les enfants, au cours des premiers mois de 2020 ».

La représentante onusienne a indiqué, dans ce contexte, que « ce qui inquiète le plus c’est le nombre d’enfants tués ou mutilés à cause des gaz, des mines et des explosifs, restant des conflits armés, notamment après l’escalade qui a eu lieu entre les forces gouvernementales et l’armée d’Arakan durant les derniers mois ».

« J’incite toutes les parties à Myanmar à réagir positivement à l’appel du Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, pour cesser le feu et arrêter les actes hostiles, au moment où tout le monde fait face à un combat conte le coronavirus », a ajouté Gamba.

Et de poursuivre qu’ « en ce moment difficile, il faut permettre aux partenaires du domaine humanitaire et de la protection des enfants d’accéder aux personnes nécessiteuses, surtout les enfants qui sont plus exposés au danger en période de conflit ».

Elle a mis en garde contre les répercussions de la dernière escalade qui a « causé plus de dégâts au niveau des écoles et des hôpitaux ainsi que des dégâts humains ».

Des rapports de l’ONU indiquent que le conflit armé se poursuit entre les forces armées de Myanmar et l’armée de sauvetage des Rohingyas de l’Arakan, depuis l’accroissement de la tension vers la fin de l’année 2018.

L’armée de sauvetage des Rohingyas de l’Arakan avait été fondée en 2012, à l’issue d’actes hostiles perpétrés par les Bouddhistes contre les Musulmans rohingyas, avec l’appui des forces armées à Myanmar, faisant des milliers de morts et des dizaines de milliers de déplacés parmi les Rohingyas dans l’Etat d’Arakan.

Cette armée considère qu’elle défend les droits des Musulmans rohingyas dans la région, tandis que les autorités de Myanmar la classe comme étant « un groupe terroriste ».

Depuis le 25 août 2017, les forces armées à Myanmar et les milices bouddhistes mènent une campagne militaire et des massacres sauvages contre les Rohingyas dans l’Etat d’Arakan, dont 688 mille personnes se sont déplacées vers le Bangladesh.

Près de 1 million de Rohingyas vivent dans des camps à Arakan, étant privés de leur droit de citoyenneté et considérés par le gouvernement de Myanmar comme étant « des migrants illégaux » du Bangladesh, tandis que l’ONU les classe comme étant « la minorité la plus opprimée dans le monde ».

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