L’Iran envisage un possible retrait du Traité sur la non‑prolifération des armes nucléaires

- Les instances iraniennes concernées, y compris le parlement, envisagent “en urgence” un possible retrait (du Traité sur la non‑prolifération des armes nucléaires), selon les médias iraniens

AA / Istanbul / Serdar Dincel


La possibilité pour l’Iran de se retirer du Traité sur la non‑prolifération des armes nucléaires (TNP) est en cours de discussion à Téhéran, samedi, selon les médias iraniens.

Les instances gouvernementales concernées, dont le parlement, envisagent actuellement ce retrait « en urgence », d'après l’agence semi-officielle Tasnim.

Sur le réseau social américain X, le député de Téhéran Malek Shariati a déclaré qu’un « plan d’urgence pour soutenir les droits nucléaires » de l’Iran comporte trois axes principaux.

Ceux-ci incluent une déclaration de retrait du TNP, l’annulation de la loi sur les contre‑mesures dans la mise en œuvre de l’accord nucléaire iranien de 2014 et le soutien à un nouvel accord international avec des pays partageant la même vision pour le développement de technologies nucléaires pacifiques, incluant Shanghai et le bloc BRICS composé du Brésil, de la Russie, de l’Inde, de la Chine, de l’Afrique du Sud et d’autres.

Cette éventualité intervient alors que toute la région est en alerte depuis que les États‑Unis et Israël ont lancé le 28 février une offensive aérienne contre l’Iran, qui a fait plus de 1 340 victimes, dont l’ancien Guide suprême Ali Khamenei.

Bien que les analystes estiment que les objectifs américains dans cette guerre restent flous, Washington s’est depuis longtemps opposé à l’enrichissement par l’Iran de matières nucléaires au niveau militaire.

L’Iran a répondu à l’offensive par des frappes de drones et de missiles visant Israël, ainsi que la Jordanie, l’Irak et des pays du Golfe abritant des bases militaires américaines, causant des pertes humaines, des dégâts aux infrastructures et des perturbations sur les marchés mondiaux et dans l’aviation.


*Traduit de l'anglais par Ayse Bashoruz